La Pop-Pouffe de décembre

Si, si, mes gougères aux champignons, on va y arriver. C’est la fin de l’année, donc. Enfin, pour toi je sais pas, mais pour moi c’est une semaine atrocement normale lors de laquelle il ne se passe rien de spécial. Je vais juste avoir tous mes collègues qui vont rentrer de wacances lundi, et on va tous meugler « Bonne année » à chaque personne qu’on croisera pendant trois semaines, mais là tout de suite, je ne sens point l’effervescence envahir ma cervelle (en dehors des pastilles effervescentes que je prends pour mon angine) (ma vie est excitante).

Donc, rien à signaler de mon côté. Tu sors, toi, pour le 31 ? Moi, j’ai un peu lamentablement échoué, cette année, à me programmer un réveillon loin de chez moi, comme je le fais d’habitude. C’est qu’avec la visibilité que j’avais, il s’est avéré compliqué de programmer des congés plusieurs semaines (voire mois) en avance. C’est absolument passionnant, je m’en rends bien compte, m’enfin tout ça pour dire que je vais rester à Paris et probablement m’incruster dans l’une des 50.000 soirées à 30 euros données pour l’occasion, quoi. Ma vie est bien difficile.
Mouais, bon, et la Pop-Pouffe du mois, alors ? Mais la voici, mes cure-dents, tu es bien impatient.
Je suis une petite chose fragile, bitch.

 

Kelly « je bouffe à tous les râteliers » Rowland, ou la fille qui aurait pu devenir Aaliyah mais qui s’est dit que ce serait mieux de devenir Corona. C’est vrai qu’elle a ramé, la pauvre petite, après les Destiny’s Child. Elle avait l’air bien partie, pourtant, en dégainant un duo avec Nelly (qui a très mal vieilli) un an avant le Crazy in Love de Beyoncé et en tentant de faire du Dido version R’n’B (des trucs doux-jolis-et-consensuels sur des gens qui sont tristes parce que d’autres gens sont morts, quoi).
Et pis, plus rien. Peut-être éclipsée par la déification quasi-immédiate de Beyoncé, on n’a plus vu la pauvre Kelly avant 2008 (Work, passé un peu inaperçu) et surtout 2009, où elle a trouvé sa vraie vocation dans la laïfe : chanteuse à featurings (elle a du bol, sur ce terrain-là, en Europe, la concurrence de Keri Hilson ne se fait pas trop sentir).
Elle a donc featuré à mort, sur un sinegueule de Nadiya (lol), puis sur un sinegueule de Tiziano Ferro (re-lol), et enfin sur un sinegueule matraqué de David Guetta. Depuis, elle a décidé de transcender les frontières : nan, ce n’est pas parce que tu es une jeune black que tu dois faire du harènebi, bordel. Tu peux faire de la dance, aussi. Nous voici donc dotés d’une nouvelle Corona, certes un peu plus décolletée et un peu moins désuète que son ancêtre des années 90, mais bon, ce revirement pue un peu la compromission artistique.
Résultat des courses, en neuf ans de carrière solo, pratiquement pas un « tube » à elle toute seule, et sa dernière tournée se fait avec d’autres chanteurs qui oscillent entre la faible notoriété et le has-beenisme. Dommage.
Mais on l’aime bien quand même, Kelly, hein.
Bon, c’est pas qu’on s’ennuie, mais on va quand même sortir le champagne et les canapés. On vote pour la Pop-Pouffe de l’année 2010, maintenant ? (De toute façon c’est Lady Gaga)
 
 
Décembre : Kelly Rowland
Qui l’emportera ? Ce sont TES commentaires qui le décideront (0,43 centimes + coût d’envoi du commentaire).
Rhooolala, quel suspense, mes amiches, je suis tout excité. Bon, allez, bon réveillon, gave-toi bien demain soir, et profite de la neige pour rester coincé chez Mamie en Corrèze, hein.

6 réflexions au sujet de « La Pop-Pouffe de décembre »

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