One Hit Wonder : Hawksley Workman

C’est marrant, mes parmentiers de canard, j’ai repensé il y a peu à Hawksley Workman, un vieux One Hit Wonder canadien de 2003, et je me demandais si quelqu’un se souvenait de lui. Et tu sais quoi ? Je crois bien qu’à part moi tout le monde l’a oublié, en fait. Pourtant, le sinegueule passait à la radio, Europe 2 (la radio qui après s’est appelée Virgin) disait que c’était supaire, et Hawksley Workman a même sorti en 2004 un DVD qui s’appelait Live in Lille… Nan mais Live in Lille, quoi !

Donc, toi aussi, je (pré)suppose que tu as complètement oublié Hawksley Workman. Voire que tu n’as jamais entendu parler de lui (mais là, tu serais un peu naze). Je ne vais pas t’en blâmer, puisqu’en vrai je l’avais oublié aussi.
Pourtant, le monsieur a fait des albums entretemps, hein, mais de ce côté-ci de l’Atlantique, il faut croire qu’on n’a eu envie de donner qu’une seule chance au produit. Et We will still need a song, en fait, on ne l’avait déjà pas tant entendue que ça à la radio, à l’époque. Il me semble que je l’avais aussi entendue dans une série télé, mais plus jamais après. Et pis il y a trois jours, peut-être parce que j’ai toujours une vie intérieure très riche, je me suis mis à penser aux noms de scènes bizarres, à l’orthographe bien relou. Du coup, cette vieille archive est remontée dans l’ordinateur central de ma mixture de cervelle, et je me suis dit qu’il fallait que je partage ça avec toi. La mémoire humaine n’est-elle pas mystérieuse et formidable ?
C’est triste, de se dire qu’un titre qui avait eu une chance de diffusion en radio et en TV n’a finalement pas réussi à déboucher sur un début de carrière en France. Parce que, je sais pas si tu avais relevé, mais des titres qui passent en radio, il y en a environ 12 par mois, qui passent en boucle. Une bien maigre portion de la production musicale pop mondiale, quoi.
Mais qui sait, grâce à mon énorme influence (tu la sens, ma grosse influence ?), peut-être We will still need a song aura-t-elle le destin d’un autre One Hit Wonder venue d’une obscure contrée : le Glorious d’Andreas Johnson, titre FM paumé entre la pop et le rock, comme il en sort des dizaines chaque année, qui connut un succès confidentiel en 1999, avant de devenir le jingle insupportable des pubs Nutella en 2004 (putain, 2004, les gars, ça fait 7 ans que les pauvres chtites n’enfants ont besoin d’énergie pour jouer, rêver, draguer et déconner toute la matinée au lieu de bosser en classe) (p’tites feignasses) (bref, faudrait voir à proposer une nouvelle créa, nan ?), et donc de repasser en radio comme ça, en loucedé, comme s’il sagissait d’une nouveauté (scandale !).
Bref, cette petite vieillerie vaut bien un titre de James Blunt, dont la carrière survit depuis maintenant trois albums au mépris de toute logique, et mériterait au moins qu’on se demande ce que l’interprète est devenu…
Alors, tu te souviens du monsieur ?

2 réflexions au sujet de « One Hit Wonder : Hawksley Workman »

  1. Alors non seulement je connais Hawksley Workman, et je me souviens de lui, mais il m'accompagne souvent dans ma vie avec ses super morceaux. Même que l'année dernière il a sorti un double album pas mal du tout Meat/Milk. Et même qu'il était passé en concert à la Maroquinerie. Et même qu'il est passé mardi dernier au Café de la Danse. Et même que j'y étais, aux deux. Et son public l'aime très fort et ne l'oublie pas. Parce que ce mec là, sur scène, c'est une bombe. Et s'il n'est pas plus connu, c'est sans doute que ça ne l'intéresse pas. Parce qu'on sent qu'il préfère l'intimité des petites salles, l'échange avec les gens et puis prendre son pied en jouant. 🙂

  2. An', je n'en doute pas un seul instant. Je m'interrogeais juste sur la mécanique qui fait que certains tubes radios débouchent sur des carrières « commerciales » grand public à base de pop FM, tandis que d'autres restent des « one hit wonder » qui poursuivent une carrière plus confidentielle. C'est d'autant plus étonnant que cela varie d'un pays à l'autre (il est probable qu'Hawksley Workman cartonne encore dans certains pays en 2011, puisqu'il est toujours là), et donc que cela reflète un « choix éditorial » fait par les diffuseurs. 🙂

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