Année Adele

Mes rognons, c’est la fête aujourd’hui. Outre le fait que Britney sort son nouvel album (que tout le monde écoute de toute façon depuis trois semaines) et que c’est l’anniversaire de Lady Gaga (si tu es pédé, prends note : le jour viendra bientôt où cette date sera utilisée comme « fête nationale de pédé-land », et donc de gay pride) (enfin, peut-être), Adele vient d’atteindre un record. Ok, seulement chez nos cousins les grands bretons, mais quand même, on sait bien que plein de trucs importants se décident là-bas, en termes de musique mainstream.

Donc quoi qui se passe ? Ah oui, Adele. Bah la demoiselle vient d’entamer sa neuvième semaine au sommet des charts anglais, ce qui lui permet d’arriver à égalité avec Madonna, qui avait la première franchi cette barre avec son premier Greatest Hits (The Immaculate Collection), en 1990. A cette différence près que 21, d’Adele, semble loin de s’essouffler, et que la chanteuse a tellement la cote en ce moment au Royaume-Uni que son précédent album, 19, est quant à lui classé deuxième des charts. Parallèlement à cela, le très joli Someone like you est de nouveau numéro 1 du classement singles. Être simultanément numéro 1 des classements album et single, c’est (et ça a toujours été) une petite rareté, qui montre généralement qu’un artiste a atteint un degré de plébiscite assez fort, allant du mélomane averti à l’ado boutonneux scotché à sa radio commerciale. Ou la transcendance mainstream.
La question du printemps se pose donc : l’année 2011 sera-t-elle l’année Adele ? Je veux dire, on est encore loin des Grammys, mais Adele fera-t-elle le carton plein d’une Nora Jones ou d’une Amy Winehouse en leurs (récents) temps ? Va-t-elle marquer l’année musicale de son empreinte, ou simplement être le carton de cette fin d’hiver (ce qui est déjà pas mal, hein, j’ai rien dit de méchant) ?
Ok, on s’en fout, mais pas moi, vois-tu. C’est qu’au royaume du mainstream, où règnent les pouffes et les skinny bitches, une petite anglaise rondouillette à la peau laiteuse fait un peu figure d’exception. Avec Adele, pas de caution rock’n’roll « fuck the world, fuck the clichés » à la Beth Ditto, pas de revendication de décalage, pas de message sur le physique et sur les carcans insurmontables des canons de beauté. Juste une fille, jolie mais pas maigrichonne, jeune mais pas greluche, qui fait de la musique, qui n’a pas l’air de revendiquer grand’chose de plus et à qui, surtout (pour une fois), on ne semble pas en demander plus. Pas d’à-côtés spectaculaires pour justifier l’intérêt qu’on lui porte non plus : pas d’octaves poussés façon Céline Dion, pas de problèmes personnels médiatisés, pas de langue de putage en interview. Adele, selon toute vraisemblance, c’est une fille normale. C’est très très rare, quelqu’un de normal, tu as dû remarquer. Surtout dans le showbiz. C’est un message d’espoir, en quelque sorte.
J’espère donc qu’elle aura le succès prolongé qu’elle mérite, et qu’on la verra grandir à nos côtés pendant quelques années encore.

3 réflexions au sujet de « Année Adele »

  1. Je me fous de cette Adele ( même si j'aime beaucoup 21), j'exige un article sur Feignante Fatale !

    Je l'exige.

  2. Je suis d'accord: Adèle a un style vraiment rare: naturelle ♥

    (Pardon…mais moi aussi j'exige un article 😀 Un article sur Irma, s'il vous plait!Bien qu'elle ne soit « connue » que depuis un an, ca vaut le coup de parler d'elle.)

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