Slash featuring Fergie : really ?

Bon, mes pizzas quatro fromaggi, on va peut-être se remettre de toutes nos aventures et passer à… un nouvel instant musical étrange. Ok, ça date de 2010, mais j’étais totalement passé à côté. Je ne connais pas Slash, je te préviens tout de suite, hein. Enfin, je sais que c’était le guitariste des Guns’N’Roses, mais rien de plus. D’ailleurs, je connais pas les Guns’N’Roses. Par contre, je connais un peu Fergie, même si elle ne m’a jamais intéressé qu’à moitié. Mais je me rends bien compte que le mariage qui a lieu ici est quelque peu contre-nature.

Dans ce bien beau clip de Beautiful Dangerous, Fergie montre beaucoup ses fesses (peut-être pour rentabiliser une chirurgie récente ?), ce qui n’est guère contre-nature mais interroge sur les vraies raisons de sa présence sur ce sinegueule, en fait. Et elle semble vouloir nous convaincre qu’elle est une sorte de mix entre Courtney Love et Liv Tyler (nue), qui peut à la fois s’encanailler avec les gros méchants du rock et garder son look de pop-pouffe lookée pour un clip de 50 Cent, tout en restant crédible.
Bah ça fait peut-être bizarre de l’écrire, mais je trouve qu’elle y parvient. L’ambiance Motel Cradingue avec une fille sexy, ça marche plutôt pour les puristes du rock, ou pour la country, et ça n’a jamais vraiment été tenté avec une pop-pouffe bien mainstream qui impose à la fois sa voix et sa personnalité à ce décor rustique. Bon, elle essaye quand même de la jouer bad girl façon Basic Instinct (à ta place, mec, je serais qu’à moitié rassuré), mais ce côté un peu « sexy premier degré » / vulgos (les fringues, le tatouage, l’œil de biche over-maquillé, les shots d’alcool au bar parce que ça fait bad ass, les bottes de cuir, la coiffure sauvageonne), en fait, ça lui va très bien, à la Fergie…
En fait, c’est plutôt Slash qui pourrait facilement être accusé de s’abaisser à une collaboration mainstream bizarrement tardive. Mais en fait, pas du tout, puisque son album (le premier qu’il fait en solo, apparemment) est composé à 100% de titres en featuring. Ce qui pose la question de la définition d’un album solo, mais bon, on n’a pas que ça à faire, non plus. Et donc, parmi les featurings de l’album, on trouve Ozzy Osbourne, Iggy Pop ou Nicole Scherzinger. Autant dire une vision éclectique du showbiz américain. Ce qui est un positionnement comme un autre, finalement, et suppose plus une « aventure » des invités dans l’univers musical de Slash qu’une concession de ce dernier aux standards de la bande FM. Enfin je crois…
La preuve, c’est que jusqu’à présent (en quatre mois, donc, puisque ce truc est sorti en catimini en novembre dernier), le sinegueule est plutôt un four : comme bon nombre de ses collègues du hard rock, Slash vend des albums, pas des sinegueules. Le public n’est pas exactement le même.
En tout cas, ce clip m’explique (enfin) un peu ce qu’il foutait avec les Black Eyed Peas sur la scène du concert de la mi-temps du SuperBowl…

4 réflexions au sujet de « Slash featuring Fergie : really ? »

  1. et bé on en apprend des trucs avec toi. Malgré un chéri très fan de rock, je ne connaissais pas slash mais plus les gun's roses. Et pour la peine ca reste des hardeux très mainstream, suffit de regarder leurs clips des années 80. Bref, le coté pouff lui va à Fergie, que ce soit en rock, pop, rap… les fesses à l'air sont assez universelles malheureusement. Il lui reste que le rock chrétien qui va être difficile à infiltrer quoi…

  2. @Benjamin : ce qui me fait penser que je n'ai pas la moindre idée de ce que sont devenus les Jonas Brothers… Cela dit, si Fergie souhaite incarner le démon féminin de la tentation dans une chanson sur l'abstinence, elle peut voir des portes s'ouvrir, hein.

  3. Je trouve que Fergie rend parfaitement bien dans le décors, comme toi, mais par pour les mêmes raisons.
    Tout d'abord, son côté pop-pouffiasse n'eest plus aussi crédible qu'à ses début : la preuve, elle ne montre plus ses abdos, a pris un quintal pour figurer 5 minutes dans le film NINE (qui fut un four), et surtout, surtout, est devenue carrément crado. Ce qui me mène à la conclusion : elle rend carrément bien dans le décors parce qu'elle est dans le décors !
    Il t'aurait collé un featuring avec Shakira la crado ou Ke$ha la dégueu, ça t'aurait fait pareil, non ?

    Des bises propres !

  4. @monsieur gabriel : Il paraît, cela dit, que Shakira se lave les cheveux, parfois. Pour Ke$ha, je ne serais pas aussi affirmatif, mais elle a moins de longévité, et surtout moins de crédibilité que Fergie. La Fergie a bien des défauts, mais pas celui de se prétendre punk / no future, ce qui rend son « mélange des genres » avec Slash vaguement plus digeste…

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