True Blood, revue des troupes

Bonjour mes fricassées de poulet à la hongroise, c’est encore Linda Hardy qui te parle en direct d’un hypothétique plateau de tournage. Comment ça, je ne tourne rien ? Ah oui. Bon, c’est pas grave, puisque je suis pas là pour parler de moi. Tu sais que True Blood a repris hier soir sur HBO ? Si ça se trouve, tu t’en fous, remarque.

Personnellement, mon historique avec la série d’Alan Ball (déjà responsable de Six Feet Under, une de mes séries cultes de tous les temps de la galaxie de l’univers) est assez frais, puisque je n’ai « découvert » les aventures de Sookie Stackhouse (ou plutôt entamé leur consommation) qu’en 2010. Ce qui fait de moi une grosse has-been (je rappelle que je suis Linda Hardy), mais qui m’a offert un confort que la plupart des fans de la série n’ont pas connu : découvrir et dévorer les trois premières saisons en quelques semaines. Ce qui, au passage, est d’une aide précieuse pour se plonger dans le contexte temporel de ces 3 saisons, qui, l’air de rien, s’enchaînent les unes à la suite des autres : ainsi, entre le premier épisode de la première saison (dans lequel Sookie rencontre Bill), et le dernier épisode de la troisième saison (qui nous plantait un peu sans gros cliffhanger), seules quelques semaines s’étaient écoulées. Car quand on y pense, il n’y a jamais eu de saut dans le temps dans True Blood : la deuxième saison commence là où se termine la première, et la troisième débute là où s’achevait la deuxième. Et dans chaque saison, l’intrigue est généralement très dense, sans temps mort et sans sauts dans le temps : tout s’enchaîne. Il est en fait assez flippant de voir à quelle vitesse les relations des personnages se développent, quand on y pense…

Bon, pour le résumé, toujours pareil, hein, t’as qu’à aller voir sur Allociné : un monde contemporain du nôtre, dans le chatoyant Etat de la Nouvelle-Orléans : la Louisiane. Les vampires vivent parmi nous depuis qu’un substitut au sang, le True Blood, a été découvert et commercialisé. Supposées n’être plus dangereuses pour les humains, les créatures à dents pointues de la nuit tentent donc de s’intégrer dans la société, vu qu’elles peuvent désormais se sustenter en allant au supermarché comme tout le monde. Mais bon, ce n’est pas si simple, et dans une gigantesque métaphore sur le racisme et l’homophobie (mais pas seulement) on trouve des humains intolérants pas ravis de se mélanger aux vampires, des vampires pas trop désireux de se ranger dans une vie humaine pépère, des amis des vampires, des hypocrites, des flippés, des fous de Dieu… Bref, c’est le bordel, et ça baise à tout va, aussi, histoire de meubler (ce qui nous change de Twilight) (un bon point pour la série).
Alors que la saison 4 vient de débuter, petite revue des troupes et de mes (vagues) souvenirs. En évitant les spoilers, hein, mais bon, après trois saisons, on fait difficilement des miracles.

Commençons par l’héroïne de la série, la niaise mais vaillante Sookie Stackhouse. Sookie a l’air d’une greluche avec ses grands yeux, sa blondeur candide, ses poom poom shorts de cochonne et son léger strabisme qui lui donne un air un peu vide. D’ailleurs, tout le monde la prend pour une conne. Je trouve assez génial de la part des producteurs de la série d’avoir casté Anna Paquin il y a quatre ans. Pas un modèle d’expressivité, mais avec le temps, transparaît une fausse niaise qui cache bien son jeu. Comme toute héroïne de série TV, elle est animée de bonnes intentions et représente une sorte de « pureté » originelle qui affronte le monde, ses convoitises et ses laideurs sans jamais se départir de son désir d’être bonne envers son prochain. Mais bon, depuis deux saisons, on lui a tellement menti, on lui a tellement fait de crasses que là, c’est p’u possib’: très très en colère, Sookie a donc lourdé son chéri à la fin de la saison 3 et a découvert le secret de ses origines, qui lui ont donné sa mystérieuse télépathie et l’ont rendue si spéciale aux yeux des vampires qu’elle a le goût douteux de fréquenter. Elle a également été amenée à fraterniser avec un loup-garou (car les loups-garous sont un peu potes avec les vampires) (mais en fait non) du nom de Alcide, qui risque de refaire parler de lui  grâce à la bonne volonté des scénaristes (essentiellement parce qu’on ne l’a toujours pas vu à poil, à mon sens).

Bill Compton, le vampire chéri (enfin, ex-chéri) de Sookie ne sert un peu à rien, si ce n’est à faire le brun ténébreux se lamentant sur l’immortalité et la difficulté à faire le bien quand on est un vampire et que tout votre entourage vous pousse à faire des vilaines choses. Bill le vampire gentil qui souhaite s’intégrer et Sookie la niaise évidemment vampire-friendly (car son âme est pure) s’étaient bien trouvés. Mais quelques péripéties, enlèvements, cachotteries et mensonges ont eu raison des sentiments de la gentille humaine (du moins pour le moment). A la fin de la saison 3, nous avions laissé Bill, plaqué et inconsolable, à un combat sans merci contre la reine des vampires de Louisiane, Sophie-Anne (jouée par l’étonnante Evan Rachel Wood) (nue), dont l’issue restait incertaine.
Jason Stackhouse, le petit frère (ou grand frère) (la série manque de clarté sur ce sujet) de Sookie, est un gossbô qui, en deux mots comme en cent, nique tout ce qui bouge. Du moins au début de la série. Par la force des choses, et un peu à cause des fréquentations vampiriques de sa soeur, il se retrouve mêlé, de près ou de loin, aux intrigues centrales de la série. Son principal atout aux yeux des fans de la série : il est tout le temps à poil, vu qu’il n’arrête pas de baiser. En ce qui me concerne, je le déteste. Je crois d’ailleurs que le personnage est conçu pour cela : il est trop BÊTE. Jason est une sorte de girouette : quand on lui affirme quelque chose, il le croit. Même quand quelqu’un d’autre lui a dit le contraire dix minutes avant. Du coup, il suit toujours l’avis de la dernière personne qui lui a adressé la parole. Ce qui fait que, jusqu’à présent, de saison en saison, il écoutait tantôt sa sœur, tantôt le méchant de la saison, ce qui l’amenait à faire tout et son contraire, faisant montre d’une malléabilité assez terrifiante. Décidé, pour des raisons évidentes de « prestige » (et pas trop de servir la justice, en fait), depuis une saison, à devenir flic, il s’est en fin de saison 3 engagé dans une relation compliquée avec une fille zarb’, Crystal, qui l’a planté au dernier moment au milieu de sa communauté en lui demandant de veilller sur eux. Les pauvres, ils sont mal barrés.
Andy Bellefleur, l’ex-inspecteur désormais shérif de la ville de Bon Temps, est un peu beauf et hostile aux vampires par principe, mais c’est une bonne pâte. Un peu obligé de travailler avec Jason depuis le début de la saison 3, il est l’un des rares éléments « comiques » de la série.
Sam Merlotte, le gérant du bar le Merlotte’s (ce qui est somme toute d’une originalité folle, convenons-en), était un peu amoureux de Sookie au début de la série. Ce qui tombait bien, vu qu’elle était serveuse dans son bar (mais rapidement, à cause des ses histoires de vampires, elle s’est quand mise à bosser tous les « quand je pourrai »). Mais depuis, il a vécu plein d’autres choses vachement plus intéressantes, qui l’ont notamment amené à faire face à ses origines, aux raisons pour lesquelles il avait été abandonné dans sa jeunesse et à son statut un peu particulier. Car comme presque tout le monde dans cette série, Sam a un rapport pour le moins proche avec le surnaturel. Dernièrement, il a retrouvé ses parents biologiques, et surtout son frère Tommy, un post-ado abîmé par l’existence et un chouïa violent, qui a flashé sur…

Jessica Hamby, ravissante idiote un peu romantique qui se retrouva transformée en vampire à la suite d’un malheureux concours de circonstances. Son personnage apporte un point de vue intéressant et rarement abordé dans les fictions consacrées aux vampires : la transition d’une vie d’humain à une vie de vampire, ou comment accepter de devoir tout laisser derrière soi, pour recommencer à zéro. Par chance, cette dinde de Jessica a rencontré Hoyt, un des potes (humain) un peu bas du front mais gentil de Jason Stackhouse, et ils vivent une histoire compliquée depuis deux saisons. M’est avis que ça risque de continuer à galérer de ce côté-ci de la série, Hoyt ayant une mère des plus… euh, sympathiques ?
Eric Northman, sorte d’ami-ennemi de Bill Compton, est perçu par de nombreux fans comme le vrai héros de la série. Il paraît qu’il est sexy aussi, mais là, ça m’échappe un peu… Toujours est-il que son absence de scrupules et son ambiguïté permanente (qu’elle soit morale ou sexuelle, d’ailleurs), en ont fait une sorte de chouchou du public face au toujours gentil et bien intentionné Bill. Il est fasciné par Sookie et semble, peu à peu et entre deux gifles qu’elle a envie de lui coller, sur la bonne voie pour la faire chavirer. D’autant que le pauvre Bill semble hors-course ces temps-ci. Son « assistante », Pam, est du même accabit : mi-vilaine, mi-sympa, mais toujours bitchy.
Enfin, et même si elle peut sembler secondaire tant ses intrigues semblent se catapulter en parallèle des autres depuis deux saisons, Tara Thornton (mon personnage préféré) apporte le salutaire point de vue, un peu absent chez les autres personnages, de l’humain lambda : pas de pouvoirs, pas d’accointances conscientes ou volontaires avec des créatures surnaturelles, juste une girl next door, qui ne demanderait qu’à s’entendre avec les gens (et même avec les vampires) mais qui se fait vite rattraper par sa méfiance naturelle… et surtout par les coups de pute de la vie. Elle, on peut dire qu’elle a morflé depuis le début de la série, entre sa mère, ses mecs et ses amis, elle a été servie. Si Tara avait eu envie de laisser le bénéfice du doute aux créatures surnaturelles au début, on peut imaginer qu’elle en est sacrément revenue. Tout le contraire de son cousin Lafayette, personnage queerissime et délicieusement léger (quoique), au milieu de tout ça, qui fricotte sans cesse avec le surnaturel, dont il a depuis longtemps accepté l’existence et les opportunités. Tara, de son côté, est bien trop occupée à galérer, comme c’était déjà le cas, avant tout ce bordel, avec son atroce génitrice (assurément le personnage le plus imbuvable de la série)… A la fin de la saison 3, elle décidait, pour trouver la paix, de se barrer. Où, on n’en sait rien, mais il est fort probable qu’où qu’elle aille, elle trouvera d’autres emmerdes.

Aaaah, bah tu vois, te causer de tout ça m’a donné envie de me lancer dans la saison 4, tiens. Ou de me présenter de nouveau pour un titre de Miss France, je sais pas.

4 réflexions au sujet de « True Blood, revue des troupes »

  1. ayé j'ai vu l'épisode 1. Ben ca s'annonce bien!! c'est toujours aussi prenant. Par contre tu as oublié de mentionner le latino nouveau chéri de lafayette, qui perso m'insupporte. Il est mou le mec sérieux.
    Bon récap en tout cas et au fait ,moi aussi je ne m'y suis mise qu'en 2010… mais chut hein

  2. Jesus, alias Kevin Alejandro (nu) a rejoint le casting principal (il est crédité au générique) pour la saison 4. On n'a donc pas fini de le voir ! A mon avis, ça va chier dans la colle à ce niveau là : ça allait trop bien (dans la mesure où un couple peut aller bien dans cette série, hein) ! 😉

  3. Haaaan, Alex, t'as changé de nom même sur le Bloug !
    Bravo Vinsh, pas de spoiler et pourtant j'ai 2 saisons de retard…enfin si, un spoiler mais je le voyais venir !

  4. en ce qui me concerne j'attends que plusieurs épisodes soient sortis pour me faire une session d'un coup.

    Je me souvenais même plus de la fin de la saison, honte à moi…

    Merci pour les piqûres de rappel !

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