La Pop-Pouffe de juillet

Comment ça, j’antidate mes articles ? Ah oui… Ok, ok, mais c’est parce que c’est super dur de gérer les aléas du direct sur Internet, tu te rends pas compte. Et puis, cet astucieux foutage de gueule subterfuge te permet de bénéficier d’une Pop-Pouffe à peu près fraîche comme si on était encore en juillet, ce qui est finalement le principal, non ?
(Tu n’es pas obligé de répondre)

Ce mois-ci, le web a un peu rigolé et un peu kiffé en découvrant le brushing single de Cher Lloyd, née le 28 juillet 1993, il y a 18 ans tout pile. Swagger Jagger, puisque c’est son titre, a leaké en juin, pour une sortie single ce 31 juillet (au Royaume-Uni). La petite Cher (quel prénom encourageant) y arbore le look mi-fluokid mi-jean coolos de Lourdes Ciccone, avec baskets de dinde et ghetto blaster de clip de David Guetta. Ensuite, on se croirait un peu dans Sauvés par le gong, avec serre-tête et brushing improbable de Kelly Kapowski et chorégraphies de teen pop sous influence tecktonik, en alternance avec les plans où elle se prend un peu pour Cheryl Cole… Bref, les enfants des années 90 arrivent dans le monde de la musique, et décident de se réapproprier l’esthétique de leur année de naissance.
Arrivée 4ème du X-Factor anglais (qui marche vachement mieux qu’en France) (en même temps, on se doute bien que c’est pour ça qu’on l’a adapté chez nous, hein, et pas pour l’amour de l’art), Cher Lloyd donne peut-être un aperçu de ce que nous fera subir Matthew Raymonde-Barker dans quelques mois. Avec son faux air de Jennifer Love-Hewitt, voire, à l’occasion, de Sookie Stackhouse qui aurait malencontreusement rencontré Porcelain Black dans une backroom lesbienne, Cher Lloyd a un potentiel. Il faudrait juste que son single traverse la Manche.
Mais dans la mesure où son album est prévu pour novembre, avec des featurings de Busta Rhymes ou de Mike Posner, elle en a encore un peu sous le pied. Et, signe qu’il faut la surveiller : RedOne lui a produit un titre… Remarquée dans X-Factor pour son look et sa personnalité dès sa première audition, Cher Lloyd s’attira par la suite les foudres du public par son attitude caractérielle voire négative. Une personnalité de grognasse qui divise, voila qui peut être intéressant. Il ne faisait toutefois pas de doute, malgré sa défaite, qu’elle trouverait une maison de disques pour la signer : Cher Lloyd est un peu l’équivalent d’une Camélia Jordana, d’un Ycare, d’une Sofia Essaïdi ou d’une Emma Daumas. Trop segmentante pour gagner, mais trop intéressante pour ne pas tenter de lui dégoter le public qui achètera ses chansons. Ce ne sera pas la première dans ce cas. Mais est-ce que ce sera suffisant ?

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