Aaliyah, 10 ans déjà

Mes beignets, aujourd’hui, parlons d’Aaliyah… Comment ça « Mais c’était pas la semaine consacrée au cinéma, bordel ?? Zéro ligne éditoriale, ce mec ! » ? Bah oui, mais euh… Aaliyah était aussi actrice de cinéma, hein (un peu). Et pis, pour des raisons de dates, tu as de bonnes chances d’entendre parler des 10 ans du décès de la malheureuse Aaliyah Haughton. Alors pas de raison que tu y échappes ici, hein… Décédée le 25 août 2001, à 22 ans, Aaliyah avait pourtant déjà un peu de parcours sous le pied. Près de 9 ans de carrière, en fait, ce qui en faisait une artiste précoce, presque une enfant star. Inutile de revenir sur le fait que mourir à 22 ans, ça fait quand même tôt. Même avec une existence déjà bien remplie.

Mariée à 15 ans, selon la légende, avec R. Kelly (lequel allait avoir par la suite d’autres soucis avec sa tendance a apprécier la compagnie des jeunes filles un peu mineures), Aaliyah était d’ores et déjà une star aux Etats-Unis, et commençait à sérieusement percer en Europe, notamment grâce au single Try Again, sorti en 2000 sur la B.O. de Romeo Must Die (une sorte de réadaptation de Roméo & Juliette avec Jet Li, sur fond de guerre des gangs, que personne n’a vu). Ce single était par ailleurs l’une des premières opportunités « grand public » de découvrir Timbo, puisque Aaliyah fut l’une de ses premières collaborations hors hip-hop. Egalement protégée de Missy Elliott, Aaliyah avait déjà vendu 7 millions d’albums aux Etats-Unis au moment de son décès.
Comme bien souvent dans ce genre de circonstances tragiques, les ventes d’albums redécollent juste après, dans un accès de curiosité vaguement malsaine teintée d’une volonté consumériste de « rendre hommage ». Il suffit de demander aux ayants droits d’Amy Winehouse ou de Gregory Lemarchal. Du coup, la pauvre Aaliyah n’a jamais semblé avoir autant de succès que dans les deux années qui ont suivi son décès : période correspondant à l’exploitation de l’album Aaliyah, sorti un mois et demi avant sa mort, et de ses singles, puis à la sortie d’un best of. Beaucoup de gens m’ont semblé, notamment en France, se découvrir « fan depuis toujours » d’Aaliyah lorsque son décès fut annoncé.
Ah bon ? Moi je n’avais pas remarqué qu’elle était si mainstream avant le 25 août 2001. Qui avait écouté Age Ain’t Nothing But A Number avant cette date ? Par définition, on ne le saura jamais, mais je continue, 10 ans après, à me demander si la petite Aaliyah s’apprêtait vraiment à inonder le marché du R’n’B, et si elle aurait vendu des caisses de billets pour ses concerts français dans la foulée de son album. Mais je me gourre peut-être. En 2002, les Grammy Awards, pour lesquels elle était nommée dans plusieurs catégorie, ont en tout cas préféré trancher en sa défaveur et regarder vers l’avenir, en intronisant, dans les catégories où elle était nommée, celle qui serait peut-être, par la suite, devenue sa rivale : Alicia Keys…
En attendant, on risque de se bouffer de la ré-édition d’albums, du mood nostalgie, voire de la remontée dans les téléchargements.

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