La Pop-Pouffe de septembre

Il y a deux ans, sur ce blog formidable et tellement actif ces temps-ci (t’as remarqué, hein ?), on laissait Pixie Lott sur une note positive et vaguement prometteuse, avec un premier single, Mamadou Mama Do, qui avait cartonné en Angleterre avant de connaître un joli petit succès dans le reste de l’Europe. Bon, chez nous, la mayonnaise n’a pas vraiment pris, mais on l’a un peu entendue à la radio, quand même.

C’est dire ma surprise, alors qu’elle avait un look un peu classe de girl next door de dix-huit ans pas trop gourde et qu’elle était partie dans une veine pop-rock un peu inspirée de ses collègues anglo-saxonno-hype  (Lily Allen, Little Boots, Uffie), tout en assumant son orientation électropop… de la voir revenir dans mon champ de vision avec 1/ cette coupe de cheveux, et 2/ cette chanson. Car oui, ceci est une chanson. C’est même le lead single de son futur second album, Young Foolish Happy (jeune imbécile heureuse) (ah).
Parce que, sérieux, qu’est-ce qui s’est passé ? Ce n’est même pas du sous-Kylie Minogue (ce que l’on sent poindre comme une sorte d’hommage volontaire de la part de la demoiselle)… nan, c’est carrément du sous-Dannii Minogue, là. Rien que les paroles, qui font dans le plus superficiel du répertoire des chansons de rupture (« I bought a new pair of shoes, I got a new attitude, when I walk, ‘Cause I’m so over you […] I’m going out with the girls… »), sont affligeantes : en gros c’est l’histoire d’une dinde lourdée qui sort en bouate pour danser avec ses copines parce qu’elle peut très bien se pécho qui elle veut d’abord, et les mecs c’est tous des nuls. Ouais, ouais.
Et puis les chorés chelou de la fille qui a l’air de se sentir obligée de danser parce qu’elle chante de la dance, sauf qu’en fait elle a la souplesse d’un balai ; elle ne devrait pas se forcer. Si tu n’as pas l’ambition de Lady Gaga pour les chorégraphies face caméra, chérie, contente-toi de te mettre en scène dans ton coin, et laisse les danseurs faire le boulot. Quant à la mélodie… hum, en toute bonne foi, ça va. Il m’a fallu trois ou quatre écoutes pour l’avoir en tête, mais après, ça reste bien incrusté dans l’arrière de la cervelle. L’air de rien, c’est le troisième single numéro 1 des charts au Royaume-Uni pour la jeune Pixie (20 ans au compteur), qui semble s’y imposer comme une nouvelle sensation pop, alternative aux grosses machines en place (Sugababes et autres Girls Aloud)…
Un truc qui me frappe également, dans ce clip, c’est que Pixie Lott est méconnaissable, par rapport au clip de Mama Do. Il y a la coupe de cheveux, bien sûr, mais aussi le maquillage, le look, et tout le reste. Si on m’avait montré ce clip en me disant que c’était une fille nommée Machine Chouette, je l’aurais cru sans discuter… Enfin, peut-être pas avec un nom comme Machine Chouette, mais je n’aurais certainement pas rétorqué « Rho mais non, trop pas, c’est Pixie Lott ». Je crois que j’aurais dû suivre un peu mieux le parcours de cette fille, ça m’aurait peut-être permis de comprendre comment elle en est arrivée à sortir un truc pareil. Car il est finalement probable qu’elle a toujours eu vocation à devenir une sorte de cousine d’Inna.

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