Le tube d’il y a dix ans : Billy Crawford le presque one hit wonder

Rhoooo, la honte. Je t’abandonne pendant trois semaines et je reviens avec… ça. Je ne sais pas comment tu trouves la patience de rester sur ce bloug, tu sais (ah oui, c’est vrai, tu ne restes pas) (je te comprends). Mais il fallait bien que je revienne : après tout, comment pourrait-on décemment passer à côté du dixième anniversaire de cette chanson, je te le demande (qui a dit « très facilement » ?) ? D’une certaine manière, c’était presque un petit miracle, à l’époque…

Je l’ai déjà dit et répété mille fois, l’année 2001 est, musicalement, très chargée, notamment avec une fin d’année riche en tubes et évènements plus ou moins marquants, qui introduisent avec force une décennie 2000 qui sera placée sous le signe de la vulgarité l’efficacité et de la starisation éclair : le come back de Michael Jackson (You Rock My World), le premier vrai gros tube européen de Mary J. Blige (Family Affair), le seul méga-hit des malheureuses L5 (Toutes les femmes de ta vie), la renaissance de Kylie Minogue (Can’t get you out of my head), la persistance de Lorie (Je serai… Ta meilleure amie), le vénérable duo Garou/Céline Dion (Sous le vent), la percée d’Alicia Keys (Fallin’), le début de la tradition du single de la Star Academy (La Musiiiiqueuh)… Il y avait même Clémence et Johnny (lol) (d’ailleurs, qu’est devenue Clémence ?). Bref, il n’y avait pas beaucoup d’espace pour un petit philippin en jogging a priori.
Et puis Billy Crawford a débarqué, avec ce qui restera probablement son seul tube pour la postérité, malgré quelques singles sortis par la suite. Au point qu’il fut désigné en 2003 « artiste international masculin de l’année » aux NRJ Music Awards (ce qui aurait dû nous pousser à nous méfier de cette cérémonie bien avant les polémiques sur Jenifer, si tu veux mon avis) (que je t’ai déjà donné de toute façon). Et pis tout s’est enchaîné comme par magie : à la manière d’un Justin Bieber avant l’heure, tout le monde semble bientôt se prosterner devant le talent précoce de ce prodige inouï qui a débuté sur scène et à l’écran à six ans (et qu’on finira par se risquer à comparer à Michael Jackson) (du calme, les gens, enfin !), et il sort avec Lorie. Insuffisant puisque quelques mois après, il est déjà has been. La dernière fois que j’ai entendu parler de lui, il faisait une tournée d’été dans les centres commerciaux, c’était genre en 2005, et brûlait les derniers bouts de ficelle de sa notoriété dans des émissions de type « Star à domicile ». J’étais assez triste pour lui, en fait. Il avait aussi tourné un prequel de L’Exorciste, une espèce d’arlésienne dont on a entendu parler pendant trois siècles avant que ça finisse par sortir de manière hyper confidentielle (et alors que ce pauvre Billy était devenu trop ringard pour servir d’argument de promo).
Diam’s ? C’est toi ?
Ma théorie personnelle, sur le cas de ce malheureux Billy Crawford, c’est que son étiquette de nouveau Michael Jackson l’a complètement desservi à très court terme : à partir du moment où les médias ont laissé entendre qu’on tenait là le nouveau roi de la pop, l’absence de performance whaou dans ses apparitions publiques et ses clips un peu cheapos qui fleuraient bon la production de Sandy Valentino ont fini par faire tâche. Et puis Justin Timberlake a débarqué avec sa classe à l’américaine, sa prod’ à l’américaine… bref, avec plus de fric. Et c’était fini. Tel une Tina Arena au bout du rouleau, Billy a alors tenté de se raccrocher à son public français en tentant de glisser un peu de langue de Molière dans ses chansons (avec le recul, ce n’était pas bien pire que du M Pokora). En vain.
D’après Wikipedia, aux dernières nouvelles, il a présenté la version philippine de « La France a un incroyable talent », puis s’est retrouvé juré dans un télé-crochet philippin. Bref, ça sent un peu le sapin musical, tout ça. La bonne nouvelle, c’est qu’avec sa précocité incroyablement-génialement-tellement-précoce-que-c’est-normal-sinon-on-appellerait-pas-ça-la-précocité, Billy Crawford n’a finalement que 29 ans. Et si Jennifer Lopez peut avoir de nouveau un (peu de) succès à 42 piges en 2011, Billy peut toujours retenter sa chance lors d’une prochaine vague de revival has been. Courage Billy ! Tu peux encore revenir et renvoyer Lady Gaga à son anonymat ! Nous, on y croit !

13 réflexions au sujet de « Le tube d’il y a dix ans : Billy Crawford le presque one hit wonder »

  1. J'avais oublié son exsitence !!! mais là je me marre, merci !!
    Pour moi le tube légendaire de Billy, c'est « Do you think about me » avec ça très (trop) longue choré sous la pluie.

  2. @Jumble Jul's : C'est vrai, ça n'a rien à voir : danser dans le vent, c'est finalement beaucoup plus significatif que danser sous la pluie. Je veux dire, y'a les problèmes d'équilibre et tout, t'vois. C'était trop un cascadeur en fait.

  3. mon dieu et vous avez tous écouter son album et vous critiquez donc en clair vous êtes tous autant ringard que lui si je comprend bien vive la nouvelle génération de c..

  4. @anonyme : chèr(e) fan de Billy Crawford, ce n'est pas la peine de s'énerver. Ce chanteur est certainement un garçon très gentil et plein de qualités diverses et multiples, dans la vraie vie. Toujours est-il qu'actuellement, en France, il est un peu fini. Pour traduire : il a eu du succès à une époque, il n'a plus d'actualité chez nous maintenant, et il est douteux d'imaginer qu'il puisse faire un come back réussi en 2011 en France. Tout comme il est peu probable que les « stars » de l'époque (L5 et autres) réussissent à revenir au même niveau de popularité et de ventes qu'à leur « grande » époque : c'est le temps qui passe, la ringardise qui s'installe (c'est dit sans méchanceté : au bout d'un moment, si tu n'as pas réussi à « durer » au sommet des charts, le grand public t'associe automatiquement à l'époque où tu avais du succès, et donc au passé) (=> has beenisme automatique).

    Après, si c'est juste parce que tu es fan de Billy Crawford et que je ne le suis pas (nan, j'ai pas écouté ses albums) (lol), on ne va pas s'en sortir : ça s'appelle les goûts personnels, tu as les tiens, j'ai les miens, ça ne sert à rien de me troller pour que j'en change.

    Si tu traites de « débiles » et de « c** » tous les internautes / blogueurs / forumeurs qui se moquent de Billy Crawford, tu risques de t'épuiser aussi vite qu'un défenseur de Vitaa, tu sais.

  5. Lol, Vinsh tu as donc 1 lecteur qui n'est pas un ami ou un collègue, et qui a donc entendu parler de ce blog… Ben en vrai il fait surement parti de ton futur best of des requêtes douteuses tapées pour arriver à ton site. Sois fier, c'est un peu le début du succès 😉
    Et vive Billy Crawford bien sur!!! 😉

    PS/ A quand cette nouvelle analyse de tes sources de visites?? Je me marre encore en pensant à la dernière. Please post more!!

  6. @girlonthecouch : OH MY GOD !?! IL CHANTE ??? Il me FAUT son album et le poster dédicacé de sa tournée !

    @alex : les analyses de visites sont moins marrantes à consulter avec le nouveau Blogger. Mais j'y penserai ! (c'est pas comme si je manquais jamais d'inspiration, hein) 😉

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