La Pop-Pouffe de décembre

Mes carrés d’agneau en croûte, 2011 aura été marquée par une irrégularité, voire une baisse de régime tout à fait préoccupante dans le rythme de publication de ce bloug : je veux dire, si je ne t’offre pas la fiabilité et l’assurance de trouver du contenu de première fraîcheur (hem) ici, où va-t-on, je te le demande ? Si je devais résumer mes excuses, elles sont les mêmes que d’habitude : généralement, quand on ne blogue pas (et je dis ça sans condescendance vis-à-vis des blogueurs qui réussissent à écrire un post par jour du lundi au vendredi avec une régularité de métronome) (franchement, j’admire), c’est qu’on a mieux à faire. Ou plus important. Enfin, bref, quand on n’a pas du boulot, une sortie sur le feu, des potes à voir, une série en retard ou juste une soirée tranquille chez soi, avec ou sans son amoureux, avec ou sans paperasse à ranger, avec ou sans mettre le feu à la cuisine en préparant le dîner.

Tout ça pour dire, qu’une fois de plus, j’antidate un article (bouhouhou) en me disant que, bon, pour 12 lecteurs, ça se verra pas trop et ma réputation autour du monde de l’internet mondial ne devrait pas trop en souffrir (il faudrait peut-être que je finisse par me dire que c’est justement à cause de ce genre de raisonnement que je n’ai pas de réputation du tout) (note, toutefois, qu’il est bien plus confortable, à ma connaissance, de bloguer et tweeter dans l’indifférence générale : je crois que j’aurais du mal à gérer les trolls). Tout comme Shakira a du mal à gérer le contrecoup de son immense succès de l’an dernier en France (c’est sûrement son NRJ Music Award qui l’a perturbée) et tente donc, à l’image d’un Mika, la manoeuvre osée du single en français. Une bien belle initiative généralement présentée comme un « clin d’oeil au public français qui est si merveilleux et si spécial pour moi, j’adowe Peuwisse (achetez mes disques, bandes de crevards) », mais qui m’a toujours semblé vouloir dire « ça fait deux ans que j’ai pas vendu un seul single hors de France, je vais tenter de leur pousser un produit local pour me refaire une santé ». Du coup, je me demande si la carrière de Shakira va suivre celle de Tina Arena, et je m’inquiète vachement pour elle, tu sais.
Francis Cabrel, auteur de Je l’aime à mourir, s’est apparemment montré assez enthousiaste face à la reprise de la jeune et belle colombienne (surtout pour la reprise des diffusions et des royalities associées, si tu veux mon avis, mais bon). Ce qui m’étonne, car je me souviens qu’à une autre époque, en l’occurrence 1998, quand un groupe non moins respectable qui portait le doux nom de Alliage avait fait une reprise de la chanson, le même Cabrel avait dit qu’il n’était pas content du tout, que c’était naze et que de toute façon, les producteurs du groupe avaient payé les droits à la SACEM et que de son côté il n’avait pas eu son mot à dire sur l’existence de cette reprise. Alors, certes, on peut supposer qu’il n’a pas eu son mot à dire non plus sur la reprise de Shakira, et qu’il se contente de porter un jugement tout aussi « extérieur » sur la reprise de la bomba latina mais… après tout, n’est-ce pas le même genre de sous-produit de son oeuvre, un peu mièvre et marketé, qu’à la glorieuse époque des boys bands ?
Certes, Shakira est bonnasse. Certes, même si c’est une princesse pop qui abreuve les radios commerciales de ses ritournelles depuis dix ans chez nous, elle jouit d’une certaine forme de respectabilité musicale. Certes, avoir été remarqué (et repris) par un artiste international à succès, ça claque. Mais franchement, pourquoi ne pas avoir réservé un traitement plus chaleureux à Quentin Elias et ses potes, je te le demande ? C’est à n’y rien comprendre…

2 réflexions au sujet de « La Pop-Pouffe de décembre »

  1. Voilà, je m'en doutais mais j'ai cliqué quand même sur Quentin. J'avais pas spécialement envie de (re)voir ça. Mais ça à été plus fort que moi, j'ai cliqué !

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