La Pop-Pouffe de décembre

 

 

Oui, bon, je n’ai pratiquement rien écrit du mois de décembre, je sais. Je passe actuellement par des états d’âme qui m’empêchent de me concentrer durablement. Alors je fais un effort la journée au boulot, mais le soir je suis complètement vide. Genre téléspectateur de la Star Academy 2012 qui trouverait que Tonya Kinzinger est bonne animatrice et qui ne remarquerait pas les problèmes de maquillage de Matthieu Delormeau. Passé par à peu près tous les états que suppose une fin d’année un peu longuette, option hiver déconcertant et incapacité à voir la lumière du jour en extérieur plus de dix minutes par jour (aka le temps d’aller chercher mon déj’ le midi), je suis, en ce 31, à un tel point de lassitude que je laisse 2012 à son sort sans le moindre regret, espérant que 2013 sera un peu plus clémente avec mes nerfs de personne âgée. Tout ça pour dire que j’ai le moral dans les chaussettes et que, bon, le blog nouveau, avec son design tout moche et ses 28 commentaires spammants par jour, bah je l’ai un peu mis de côté. Pile au moment où mon intérêt aurait dû être relancé, c’est moche, hein. Ne me reste qu’à solliciter un web designer pour sauver ce ste moribond d’une fermeture certaine. (Non, ce ne sont pas des menaces visant à te faire culpabiliser).

 

 

N’empêche, malgré mes défaillances désormais proverbiales, je suis fidèle au poste de la Pop-Pouffe. Une catégorie de ce blog qui entre dans sa cinquième année, et que j’ai, bon an mal an, réussi à tenir. Alors certes, ce n’est pas toujours facile, et vu le nombre de commentaires que ces posts suscitent, je me dis que je ponds un peu cette rubrique dans le vent. Mais j’y suis attaché. Comme le mois de décembre a été plutôt calme en grosses sorties single, j’ai dû me rabattre sur une ancienne pouliche gagnante : la toujours primesautière Cheryl Tweedy aka Cheryl Cole aka Cheryl tout court. Ou la preuve que même fin 2012, des gens se souviennent de Ciara et sont prêts à plagier le clip de Like a boy (un single pourtant sorti en 2007) (= la préhistoire) (on ne savait même pas qui était Lady Gaga, pour te situer). Je passerai sur cette lumière et ces tons grisâtres qui la font ressembler à Shy’m, ou sur la ressemblance frappante entre son mec et Senna de Secret Story (lol), mais bon, en gros, on aura noté que Cheryl cherche sagement à se maintenir une street credibility pas trop risible (m’enfin bon, le titre, Ghetto Baby, quoi…), histoire de pouvoir tapiner un featuring avec Will.I.Am ou Snoop Dogg un de ces quatre. Elle a bien raison, je ne vois que ça pour la faire percer aux Etats-Unis, rêve inaccessible de toute pop star britannique adulée chez les siens. Par contre, à tout prendre, qu’elle se méfie quand même de Snoop Dogg, qui commence quand même à s’être compromis dans les projets artistiques et autres featurings les plus gênants.

 

 

Cheryl Cole

 

Cole/Tweedy incarne aussi cette idée, finalement logique dans ce monde pop où, désormais, l’omniprésence est un gage de durée, qu’il ne faut pas hésiter à battre le fer tant qu’il est chaud. Alors que le single de son groupe Girls Aloud, Something New, est sorti mi-novembre (certes, en simple support d’un best of, mais quand même), Cheryl continue donc, depuis quelques jours, l’exploitation de son album paru en juin avec cette nouvelle chanson. Pour la petite histoire, et même si cela semble un peu étonnant à l’écoute, l’une des songwriters de Ghetto Baby se trouve être… Elizabeth Grant, plus connue sous le nom de Lana Del Rey. Mais ce qui est vraiment étonnant, donc, c’est que là où une Gwen Stefani ou une Fergie ont généralement attendu que leurs groupes d’origine soient en pause ou en état de mort cérébrale pour se lancer dans des singles et albums solo, Cheryl, elle, n’hésite pas à cumuler les deux exercices. Ce qui peut rapidement donner lieu à des conflits d’agenda (tournée solo vs tournée groupe, promo ensemble vs promo seule), mais surtout à de petite guéguerres incestueuses dans les charts britanniques (ne nous voilons pas la face, en France, tout le monde s’en fout de Cheryl Cole). Depuis les Spice Girls qui avaient lancé leurs carrières solo au tournant de l’an 2000 et alors même que le cadavre fumant de leur troisième album n’avait pas encore eu le temps de refroidir, on n’avait pas vu de chanteuse solo issue d’un groupe mais prête à favoriser son ascension et son personal branding perso, au risque de savonner la planche à son groupe vieillissant. Y’a pas à dire, l’Angleterre est un pays qui ne ressemble à aucun autre. Si 2013 n’est pas l’année de l’invasion de la K-Pop, espérons que ce sera celle de la pop anglaise qui ne réussit jamais à traverser la Manche (et encore moins l’Atlantique) depuis dix ans.

 

Sur ces beaux souhaits plein de bon sens, très belle fin d’année à vous, mes abricots secs !

2 réflexions au sujet de « La Pop-Pouffe de décembre »

  1. Ce qui devient chiant, c’est qu’elles font presque toutes la même chose. Si tu poses la voix de Britney sur ce single c’est un single de Britney qui ressemble à un single de Christina Aguilera que pourrait imiter JLo… Bref on s’y perd.
    Quoi? Je suis un vieux con? 😉

  2. Mais non ! En revanche tu es un peu sévère avec la jeune génération : au final si on regarde dans les décennies précédentes, on a quelques survivantes et grandes figures qui émergent (Madonna, Cyndi Lauper, Kate Bush, Annie Lennox) et, probablement, un tas de clones qui gravitaient plus ou moins subtilement autour d’elles à l’époque. C’est aussi ça, la pop : des modes, des producteurs avides, des artistes sur-produits qui disparaissent après un tube, et des tas de chansons plus ou moins oubliables qui surfent sur une même mode pendant six mois ou un an…

    A la fin, la postérité de quelques-uns n’en est que plus belle ! 😉

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