Top 40 des 90’s : n°12

n°12 : Mariah Carey – Fantasy (1995)

 

 

Il a été difficile de choisir une chanson de Mariah Carey pour incarner, ou du moins résumer ce que cette décennie fut pour elle, et surtout ce qu’elle fut pour cette décennie. C’est bien simple : Meuwahia EST les 90’s, la plus grande vendeuse d’albums et faiseuse de hits de cette décennie-là. Je choisis Fantasy (mais j’aurais pu choisir Vision Of Love, Hero, Always Be My Baby, My All ou Heartbreaker, hein) parce que c’est avec cette chanson que j’ai vraiment fait connaissance avec Mariah Carey.

A cette époque, la fille d’une amie de mes parents était venue vivre chez nous pour faire son année de seconde dans ce qui serait quelques années plus tard mon lycée : sa mère voulait lui faire essayer le privé, elle a détesté et l’année suivante elle est retournée dans son lycée d’affectation publique, où elle a retrouvé toutes ses copines et en fût ravie. Toujours est-il qu’en cette année scolaire 1995-1996, elle habitait chez moi du lundi au vendredi, traînant avec elle son walkman et ses CDs de The Bucketheads, de Mariah Carey et des Boyz II Men (hiiiiiiiiiiii), qu’elle me prêtait à l’occasion : c’est bien simple, quelques mois avant de me lancer moi-même dans l’achat de mon premier baladeur et de mes premiers singles d’Ophélie Winter, de Robert Miles ou de Everything But The Girl, c’est avec Mariah Carey que s’est produit mon « éveil musical ». Ou plutôt la prise de conscience que la musique pouvait se consommer activement, avec des choix et des préférences, et pas seulement en écoutant Nostalgie avec les parents dans la voiture. Une révolution en somme.

Mariah_carey_single_fantasy

Pour Meuwahia, Fantasy c’est aussi la transition qui s’opère, en ce milieu de décennie, entre la Cendrillon à voix d’or mal peignée qui chantait des trucs respectables, et la pouffe libérée qui explosera dans Butterfly (et le splendide clip de Honey) et surtout dans Rainbow. Mariah n’a pas encore divorcé de Tommy Mottola, mais déjà elle commence à s’amuser et, l’air de rien, à dévoiler un bout de nombril sur sa pochette de disque. Comme les 90’s, Mariah Carey a pris son temps pour se trouver son propre son, son registre perso, hors de l’ombre de Whitney Houston…

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