Top 40 des 90’s : n°15

n°15 : Lauryn Hill – Doo Wop (That Thing) (1998)

 

 


 

 

S’il y a bien une sensation pop qui m’est complètement passée au-dessus pendant les 90’s, ce sont bien les Fugees. Je crois que je devais être la seule personne de ma classe à ne pas posséder mon exemplaire de The Score, malgré le matraquage à la radio et à la télévision : ça ne m’intéressait pas. J’ai été suiveur en bien des occasions, mais là, je n’arrivais pas à faire semblant. Tout en étant capable de reconnaître leur statut de tubes, Fu-Gee-La, Killing Me Softly ou Ready Or Not me laissaient tout bonnement de marbre. Je ne saurais trop dire ce qui s’est passé, vu que je ne suis pas le dernier à finir par céder au matraquage médiatique. Je n’étais pas très branché hip-hop, il faut dire (je ne possède pas non plus 2001 de Dr Dre, ni Suprême NTM, ni aucun album d’Eminem). Et puis ce devait être une de mes premières rébellions à deux balles, option esprit de contradiction : ça marche trop, j’en entends trop parler, ça me soûle d’avance, j’achète pas.

 

 

 

lauryn hill the miseducation

 

 

Mais quand Lauryn Hill s’est lancée en solo en 1998, j’ai presque immédiatement accroché. Il faut dire qu’en solo, la chanteuse des Fugees a évolué dans un registre beaucoup plus R’n’B et mélodique, proposant au passage de vraies tueries en singles, que ce soit Ex-Factor, la reprise du Can’t Take My Eyes Off You de Frankie Valli, le duo virtuel Turn Your Lights Down Low avec Bob Marley, Everything is Everything, et bien sûr Doo Wop (That Thing), le lead single de l’album The Miseducation of Lauryn Hill. Doo Wop réalisa le petit exploit (pour l’époque) de débarquer directement numéro 1 du Billboard Hot 100, ce qui était alors rarissime pour un artiste solo sortant son premier album ; cela peut bien évidemment être tempéré par sa notoriété pré-existante, mais cela reste une petite prouesse.

En France, Doo Wop dut s’effacer, dans les charts, devant les coqueluches du moment (Notre Dame de Paris, Des’ree, Manau, Ménélik, Tarkan, Lââm, S.O.A.P…), mais fit impression auprès du grand public, qui permit à l’album de tutoyer le sommet des charts pendant des mois. En 1999, Lauryn Hill devient la grande gagnante des Grammy Awards, notamment avec la récompense de l’Album de l’année, une récompense rarissime pour un premier album, a fortiori orienté hip-hop. Depuis, on attend toujours le deuxième album de Lauryn Hill (malgré un MTV Unplugged en 2002), dans lequel elle devrait avoir des choses à dire sur ces quinze dernières années, entre l’actualité, ses sorties de routes, son mariage et les 48 enfants dont elle a accouché depuis son premier album.

2 réflexions au sujet de « Top 40 des 90’s : n°15 »

  1. Je suis tellement fan de cet album. Je trouve toutes les chansons top et j’ai encore énormément de plaisir à l’écouter. Merci de me l’avoir rappelé!

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