Top 40 des 90’s : n°16

n°16 : Jamiroquai – Virtual Insanity (1996)

 

Essentiellement présent à ce niveau du classement parce qu’il représente l’éveil de la pop européenne aux questions d’écologie et de développement durable, on ne peut pas vraiment dire que Jamiroquai (dont j’ai tendance à parler au singulier parce que ça sonne plus nom d’artiste solo que nom de groupe – alors que NON, Jay Kay n’est pas Jamiroquai) soit le plus gros faiseur de tubes des années 90. Déjà, il est britannique, ce qui a un peu limité son succès commercial de l’autre côté de l’Atlantique.

 jamiroquai

Mais surtout, en termes de ventes et de classements, Jamiroquai, ce n’est pas Britney Spears : pas de tube n°1 partout sur la planète avant de ronronner tranquillement à son rythme de croisière ; à la place, une notoriété construite progressivement, patiemment, passant tranquillement de son cercle de fans à un public de plus en plus large, boosté par des radios et des robinets à clips de plus en plus confiantes. Ce n’est vraiment qu’en 2001, avec l’album A Funk Odyssey et les singles Little L et You Give Me Something, que le groupe récoltera enfin, en termes de classements, les fruits semés au cours des 90’s avec Space Cowboy (1994), Cosmic Girl (1996), Deeper Underground (1998), Canned Heat (1999)… et donc Virtual Insanity, le lead single de l’album Travelling Without Moving, dont le clip, réalisé par Jonathan Glazer (Birth), devint l’un des gros classiques de la décennie.

Lady Gaga : tout va bien
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Dernière résurgence, dans les 90’s, d’une veine disco-soul-funk ne ressentant pas nécessairement le besoin de succomber au son dance, Jamiroquai, même s’ils sont toujours en activité aujourd’hui (nouvel album en 2014 ?), reste très associé à cette décennie-là dans l’esprit d’une bonne partie du public. Leurs messages généralement responsables, leur culture acid jazz atypique dans le paysage pop européen, et la personnalité flamboyante de son leader (drogue, agressions de paparrazzi, looks improbables), en ont par ailleurs fait l’un des groupes les plus intéressants de leur époque, d’un contraste saisissant et rafraîchissant avec les groupes de rock FM à la mode de l’époque, qui semblaient, eux, se prendre au sérieux sans avoir rien à dire à leur jeune public.

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