Top 40 des 90’s : n°22

n°22 : Natalie Imbruglia – Torn (1998)

 

Vu d’aujourd’hui, la carrière de Natalie Imbruglia n’est pas folichonne, au point qu’on serait presque tenté de la considérer comme un one hit wonder qui a habilement su surfer sur sa notoriété pour se reconvertir en mannequin L’Oréal. C’est que, même sous les allures de garçon manqué vaguement étiqueté rock qu’elle arbore dans son tout premier clip, ses grands yeux bleus et sa beauté fragile n’ont échappé à personne, et bientôt le grand public ne la réduira plus qu’à cela : cette jolie australienne qui fait des pubs pour du fond de teint, a fait un vague tube en 1998 et a joué un rôle de potiche dans un film de Mister Bean. C’est un peu comme si l’Australie nous avait envoyé une nouvelle petite fiancée de la pop pour pallier l’absence médiatique de Kylie Minogue, mais que cette nouvelle princesse s’était révélée être nettement moins motivée.

natalie imbruglia

La jolie et somme toute sympathique Natalie recevra pourtant une nomination aux Grammy Awards, lancera le single Wishing I was there dans une tranquille indifférence, et tentera plusieurs retours, plus ou moins passés inaperçus chez nous (sauf en radio, où elle a longtemps bénéficié d’un petit soutien des radios pop-rock post-ados du type Europe 2 ou RTL2).

Il y a ainsi eu That Day en 2001 :

 


 

Wrong Impression, en 2002 :

 


Ou Shiver en 2005 :

 

 

Mais rien à faire, pour le grand public, Natalie Imbruglia reste une étoile filante de la pop des 90’s, qui plus est avec une chanson qui n’est même pas la sienne, mais une reprise d’une chanson du groupe californien Ednaswap, sortie en 1995 mais passée alors relativement inaperçue. Je trouve qu’elle mérite mieux. Au moins peut-elle se targuer d’avoir fait une reprise « utile », c’est-à-dire une version remaniée et catchy d’une chanson qui avait raté son public, pour en faire un hit mondial. Elle a fait une Sinéad O’Connor, quoi. Torn est donc devenue une chanson iconique de son époque. Même Glee a osé la reprendre, cette année, dans un épisode sur le slut shaming, l’héroïne niaise étant torturée à l’idée d’apparaître topless dans un film réalisé par une étudiante en cinéma. Je croise en tout cas les doigts pour que Natalie Imbruglia réussisse un prochain comeback, puisque 2013 l’a vue bosser sur deux films et un nouvel album studio qui, comme celui de Vitaa, verra le jour à « une date prochaine, pas encore annoncée »…

 

2 réflexions au sujet de « Top 40 des 90’s : n°22 »

  1. … Et là, je me rends compte que non seulement je ne suis pas passé à côté des retours de Natalie Imbruglia, mais que de plus j’ai tout aimé et téléchargé illégalement sans me rendre compte que, finalement, j’appréciais cette artiste. C’est à cause de moi que l’industrie du disque est en faillite 😉

    1. Ces singles ont quand même été un peu diffusés en radio à leur sortie, mais depuis ils ont disparu des playlists.

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