Top 40 des 90’s : n°26

n°26 : The Cardigans – My Favourite Game (1998)

 

Parmi les étoiles filantes de la pop dans les 90’s, The Cardigans fait partie de ces groupes « respectables » dont beaucoup de gens assument très bien, aujourd’hui, le fait qu’ils les kiffaient. Autant les Vengaboys, les Steps ou les S.O.A.P., tout le monde va te dire que c’était de la daube mais que c’est second degré, autant Nina Persson et ses potes, ça va, c’est pas trop honteux d’avoir acheté et écouté pour de vrai. Il faut dire que le groupe a été bien aidé, dans sa vague de succès mainstream (qui s’étale, grosso modo, de 1996 à 1999), par le retentissement de la chanson Lovefool, leur autre grand succès, en 1997.

 

the cardigans my favourite game

 

Lovefool, vu d’aujourd’hui, c’est surtout cette jolie chanson présente sur la B.O. du Romeo+Juliet de Baz Luhrmann et sur celle de Sexe Intentions (Cruel Intentions), deux films particulièrement iconiques de la culture « jeune » de cette décennie-là, tous deux portés par des B.O. cultes et des castings de jeunes acteurs très présents dans la pop culture de la génération des « Millenials » : Sarah Michelle Gellar, Claire Danes, Leonardo DiCaprio, Reese Witherspoon, Joshua Jackson, Selma Blair, Paul Rudd… Pas étonnant que ce single soit perçu comme un classique de l’époque, de nos jours.

 the cardigans single cover

Je préfère toutefois My Favourite Game, le single vaguement provocateur (servi par un clip censuré de Jonas Åkerlund – la sécurité routière, c’est important) que le groupe sortit en 1998 pour promouvoir son quatrième album Gran Turismo. Outre le fait que ce single a été le plus gros succès commercial du groupe, il prouve que Nina Persson et ses potes ont su rebondir et se positionner comme groupe bankable à la suite de leur premier succès. Il porte aussi la rage adolescente et l’efficacité pop qui me fait aimer une chanson rock, bien servi par le fameux clip reckless dans lequel Nina Persson, à peine 24 ans à l’époque, conduit sa décapotable, cheveux au vent, vindicative dans ses lyrics, jetant sa peluche Felix le chat par-dessus sa tête et provoquant des accidents de la route sur son passage. Le CD Single était un CD dont le contour était transparent, sur quelques centimètres, et j’aimais bien, déjà à l’époque, cette idée de jouer avec les formats musicaux. Ça créait un attachement supplémentaire au CD, en tant qu’objet, qu’un MP3 n’apportera jamais, même s’il faut bien reconnaître que c’est bien plus pratique et que, froidement, on s’en fout un peu, du CD. N’empêche que The Cardigans, avec leurs choix de singles généralement bons et leur stylisme impeccable (c’est étonnant de constater à quel point aucun de leurs clips n’est réellement devenu risible, vu d’aujourd’hui), me manquent un peu, et que c’est bien dommage que les radios mainstream et MTV aient cessé de les soutenir au début des années 2000.

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