Top 40 des 90’s : n°31

n°31 : Robbie Williams – Angels (1997)

 

Il faut que j’avoue : avant début 1998, je ne connaissais pas Robbie Williams. Ni Take That. J’avais bien entendu les singles Back For Good ou Could it be magic à la radio, mais sans savoir de quel groupe il s’agissait. Et par ailleurs, tout autant que les boules puantes auditives à chemises fluo que furent les Worlds Apart, G-Squad, Alliage, N’Sync ou Backstreet Boys dans la seconde moitié des 90’s, les boys bands de la « première vague » d’avant 1995 (East 17, New Kids on The Block) m’étaient complètement passés au-dessus. Donc Take That, je ne connaissais pas. Le départ de Robbie Williams du groupe, je n’en avais jamais entendu parler. Son premier single solo, reprise globalement inutile du Freedom de George Michael, non plus. Ni Old before I die. Ni Lazy Days. Rien. Donc, au printemps 1998, lorsque je découvre l’existence d’Angels, qui passe à la radio pendant que je suis en vacances en Bretagne, Robbie Williams est pour moi un parfait inconnu. En France, certains pensent même, à l’époque que Robin Williams se met à la chanson.

 

 

 

robbie williams angels

 

Je découvrirai son visage peu après dans son clip, puis commencerai à m’intéresser plus sérieusement à lui quelques mois plus tard, lorsque sortira son deuxième album I’ve been expecting you, et son lead single Millenium (sample de la B.O. de James Bond You Only Live Twice par John Barry, chantée par Nancy Sinatra), qui entérine pour de bon sa fertile collaboration avec Guy Chambers. Robbie Williams est alors lancé, pour devenir l’une des plus grosses popstars européennes du tournant du siècle. Il faudra attendre 2006 et Rudebox pour qu’il se plante pour de bon et commence à être un peu trop vieux pour bénéficier du soutien inconditionnel des radios FM et de MTV Europe. De nos jours, hélas, le malheureux Robbie veut un peu trop se diversifier : tapiner avec Take That, changer les couches de sa fille, et faire hurler son prénom à de la groupie quasi-mineure. Oui, tout ça en même temps. Ce qui est apparemment trop demandé de la part d’un chanteur de bientôt 40 ans qui ne semble définitivement pas être identifié à la « génération YouTube »…

Curieusement, Angels n’a jamais été numéro 1 des charts, ni en Angleterre ni nulle part. Mais cela reste, aux yeux des fans, son chef d’œuvre, sa chanson incontournable, celle qu’il met dans toutes ses setlists de concerts, généralement en conclusion. Je garde un souvenir perplexe de cette soirée de l’été 2001, à Birmingham, où j’étais au bowling et où, soudain, la playlist qui défilait en fond sonore passa Angels : les gens ont arrêté de jouer au bowling et ont commencé à chanter en allumant leurs briquets. Sérieusement. C’est l’hymne national, ce truc. En s’imposant à la fois avec une ballade puissante et un personnage public sulfureux (la fin des 90’s voient notamment ses premiers déboires liés à la dépendance, sa relation avec une membre des All Saints, son inimitié médiatique avec les membres d’Oasis), Robbie Williams comble un manque dans le paysage musical pop européen, qui se cherchait un George Michael pop rock hétéro, un peu beau gosse mais pas complètement minet. Il reste, aujourd’hui, une des plus grandes popstars de son pays, où il est l’artiste ayant remporté le plus de Brit Awards en carrière (17 en tout, dont 12 remportés en solo). Un chanteur de son envergure manque, en 2013, à la pop européenne.

2 réflexions au sujet de « Top 40 des 90’s : n°31 »

  1. Je sais que ca ne rentre pas dans le classement mais pour moi c’est vraiment Feel que j’associe à lui. Probablement aussi parce que c’est la seule chanson qui me plait vraiment bcp de son répertoire…

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