Top 40 des 90′s – n°37

n°37 : Lenny Kravitz  – I Belong To You (1998)

Les conventions auraient voulu que je choisisse plutôt Are You Gonna Go My Way, qui date de 1993 et a, bien mieux que la plupart des autres singles de Lenny Kravitz, traversé les époques, au point de passer encore occasionnellement à la radio aujourd’hui. Mais c’est bien en 1998, avec l’album 5, qu’en ce qui me concerne j’ai quasiment découvert l’existence de Lenny Kravitz. C’est pourtant quelques années avant que, entre ses collaborations avec Madonna, David Bowie, Slash, Mick Jagger ou Curtis Mayfield, et son album-amourette avec Vanessa Paradis fit de lui l’enfant prodige du pop-rock de la fin années 80/début des années 90. Mais moi, que veux-tu, j’avais cinq ans et je l’ai loupé.

Entretemps, Lenny a donc divorcé de Lisa Bonnet, rompu avec Vanessa, et s’est rendu compte que la planète entière avait assez envie de coucher avec lui (ce dont, très probablement, il profita avec vigueur). On le retrouve donc en 1998, dans une ambiance reggae-Cuba-bidonville-70’s, en décolleté de lin, à défiler dans la flotte et dans les rues ensoleillées : il est plus slut que jamais. Avec l’album 5 commence aussi pour Lenny Kravitz la série record de quatre victoires consécutives du Grammy Award For Best Male Rock Vocal Performance, qui lui permettra d’installer un peu plus son statut d’artiste incontournable de la scène rock américaine. Car il faut bien l’avouer, au cours des années 2000, ce seront moins ses ventes de disque que son statut de monstre sacré qui lui permettront de durer. Hormis l’inédit Again sur son Greatest Hits en 2000, et l’album Lenny, en 2001, avec ses deux tubes FM Dig In et Stillness of Heart, la suite sera un peu plus calme.

Bonjour Monsieur
Bonjour Monsieur

L’intérêt mondial pour la carrière de Lenny Kravitz aura en tout cas été relancé au tournant du siècle, puisque le Greatest Hits de Lenny Kravitz s’écoulera par la suite à plus de 3 millions d’exemplaires aux États-Unis. Quant à moi, j’aurai enfin commencé à m’intéresser à l’interprète de It Ain’t Over ’til It’s Over, dont il faut bien avouer que je ne savais rien, et que j’aurais jusqu’alors aussi bien pu le confondre avec Terrence Trent D’Arby…

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