Top 40 des 90’s : n°4

n°4 : Corona – The Rhythm of The Night (1993)

 

 

C’est le rythme de la nuit / La Nuiiiit / Oh oui ! Contrairement à la croyance populaire, Corona n’est pas une chanteuse, mais un groupe, composé d’une chanteuse brésilienne que je confondais avec Pepita de Pyramide (Olga De Souza), et d’un auteur-compositeur-producteur italien, Francesco Bontempi (bon, tant pis) (lol) (je suis hilarant, dis donc). Il y a quelques années, à l’occasion de la gay pride, il y avait eu un mini-concert de Corona au Bataclan pendant une Nuit des Crazyvores : et bah il n’y avait que la chanteuse qui chantait en playback, et tout le monde semblait s’accorder à l’appeler Corona. En vrai, donc, Corona est en partie le pseudo de la chanteuse, et en partie le nom du groupe. Un peu comme Selena Gomez.

 

 

corona the rhythm of the night single

 

 

 

Corona, parallèlement à La Bouche, Whigfield, 20 Fingers, Ice MC feat. Alexia, ou même Black Box quelques années avant, incarne la grande vague de l’eurodance des années 90, portée par des producteurs scandinaves ou italiens, bien souvent, et dont la signature était à peu près toujours la même : mélodie putassière, synthé à fond les ballons et chanteuse « à voix » bien aidée par le vocoder et les amplificateurs. Ce sont eux, en grande partie, qui ont nourri l’un des objets musicaux les plus curieux de mon enfance, dont je n’ai hélas guère profité vu que je n’ai commencé à acheter des CDs qu’en 1996 : les compils Dance Machine. Corona est la quintessence de tout cela, tant ses quatre singles (qu’elle a ensuite compilés dans un cinquième single « megamix ») (c’te feignasse) incarnent à eux seuls cette époque. The Rhythm Of The Night bénéficie de son statut de « premier » tube massif et définitif de l’eurodance, mais les suivants se défendent bien aussi, dans le genre « bouse qui sent tellement l’année 1994 que t’as même pas besoin de deviner la date de production ».

Ainsi en va-t-il de Baby Baby :

 

 

 

Try Me Out :

 


Et I Don’t Wanna Be A Star :

 

On se moque, on se moque, mais ce sont ces tubes criards qui ont permis, ensuite, à la House et à la dance de se « professionnaliser », avec des groupes qui ont souhaité faire des tubes sans pour autant se compromettre artistiquement, en expérimentant des sons, des rythmes ou des influences musicales différents. Alors, on a beau se foutre de la gueule de Corona aujourd’hui, mais sans elle, on n’aurait probablement pas eu de Cassius, de Saint Germain, de Cascada, de Bob Sinclar ou de La Roux. Ou même, tiens, pas de David Guetta. Qu’on soit reconnaissant ou navrant que tout ça existe, avouons tout de même que cette pionnière de la grosse dance qui tâche aura contribué, à sa manière, à influencer la pop des vingt dernières années. Elle n’est, heureusement, pas la seule.

3 réflexions au sujet de « Top 40 des 90’s : n°4 »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*