Top 40 des 90’s : n°5

n°5 : Alanis Morissette – Ironic (1996)

 

 

Beaucoup de gens ont l’impression (erronée) qu’Alanis Morrissette est apparue soudainement dans le paysage musical, en 1995, avec l’album Jagged Little Pill, qui serait donc son premier album. Le fait est que c’est son troisième, et qu’avant de signer chez Maverick, le label désormais mort de Madonna, elle avait édité deux albums, Alanis en 1991 et Now Is The Time en 1992, qui furent de modestes succès au Canada. Même Ironic n’est pas le premier single extrait de l’album Jagged Little Pill, mais le troisième. Bref, on a rétrospectivement l’impression (et moi le premier) d’avoir découvert cette fille avec un premier album et un premier single explosant tout sur leur passage façon Britney Spears, alors qu’en fait, c’est bien une montée en puissance progressive (quoique fulgurante) qu’a effectué la chanteuse canadienne.

 

 

 

Alanis_Morissette_Jagged_Little_Pill

 

 

L’un de mes plaisirs honteux consiste à regarder, de temps en temps, le clip de Walk Away, un titre teen pop vaguement Madonnesque issu de son premier album, et dans lequel, deux ans avant de devenir le Joey Tribbiani de Friends, Matt LeBlanc joue du billard et courtise Alanis.

 

 

Et à chaque fois que je le regarde, je me dis que How I Met Your Mother n’est pas allé chercher si loin que ça l’inspiration qui permit de créer le personnage de Robin Sparkles.

Avec sa signature chez Maverick, elle change d’entourage et de management, et évolue vers un  style plus rock. Résultat, cinq Grammy Awards en 1996, à l’âge de 21 ans, et 33 millions d’albums vendus, soit l’un des plus gros succès de la décennie. Son précédent label a dû l’avoir mauvaise, et Madonna ajouta une touche à sa légende de businesswoman implacable. Mais si au niveau des récompenses, c’est You Oughta Know qui a raflé des Grammys, c’est bien Ironic qui demeure LE tube de l’album, qui lui permit d’exploser pour de bon, sur la durée, concomitamment avec sa moisson de Grammy Awards survenue au moment-même où le single sortait. Depuis, Alanis Morissette a un peu perdu le feu sacré, s’est vaguement fiancée avec Ryan Reynolds avant de le rendre aux salles de gym et aux biatches d’Hollywood, a elle-même tenté des incursions dans le métier d’actrice, fait de la dépression… et a finalement commencé à prendre la tête à tout le monde avec ses chansons cathartiques qui lui servent de psychanalyse, sa voix geignarde et ses émotions d’adolescente à vif. On croise les doigts, un peu comme pour Avril Lavigne et Céline Dion, pour qu’un jour une chanteuse canadienne de renommée mondiale réussisse à nous surprendre en changeant un peu de registre.

 

 


 

Je n’ai rien contre les adolescentes désabusées, cela dit.

 

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