Top 40 des 90’s : n°8

n°8 : Gala – Freed From Desire (1996)

 

 

L’une des entrées les plus faciles à intégrer dans ce classement, tant j’y ai pensé spontanément au moment où mon cerveau s’est mis à scanner les chansons des années 90, le seul vrai tube de Gala est l’une des premières chansons à avoir vu son intro démarrer dans ma tête. C’est que, parmi tous les singles de la décennie, cette espèce de bouse euro-dance chantée par une italienne de 21 ans dont une légende urbaine de la cour de récré disait qu’elle avait enregistré ses clips avant d’aller purger une peine de prison (je me demanderai toujours qui avait lancé ça), celui-ci a un statut bien particulier : c’est le tube de ma rentrée en sixième.

 

gala

Eh oui, en sortant à l’automne 1996, le single de Gala devient le premier tube de mes boums. Alors certes, à l’époque, on n’était qu’en sixième, et on ressemblait encore aux crottes de CM2 qu’on était quelques mois auparavant, sans grandeur, sans poils au menton et sans nichons, mais on avait franchi les portes du sacré : la rentrée en sixième, les bouquins de Susie Morgenstern et les premiers pas dans une cour de collège, avec des vrais cours, des salles différentes toutes les heures, et un prof par matière. Les CM2 ne pouvaient pas comprendre, bordel. Alors quand les premières boums des pauvres bougres nés en novembre (ou pire, décembre) sont arrivées, on sautillait comme des chinchillas en beuglant « He got his strong beliefs » et « nanananananana » (parce que, soyons concrets, le reste des paroles, on yaourtais à mort). Il y eut deux autres singles, au succès plus modeste (en même temps, difficile, même à l’époque, d’outrepasser un règne de 13 semaines au sommet du Top 50) : Let a boy cry, et Come into my life. Mais c’est bien Freed From Desire qui passera à la postérité, encore joué et remixé en clubs des années plus tard, notamment grâce à son imparable intro, reconnaissable entre mille, qui instaure toujours un petit souffle 90’s dans un set.

Comme beaucoup de trucs européens, Freed From Desire n’a pas réussi à traverser l’Atlantique. Les Américains ne savent pas ce qu’ils loupent. Ni les gens des autres continents, probablement.

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