Top 40 des 90’s : n°9

n°9 : No Doubt – Don’t Speak (1997)

 

 


 

Attention, gros kif d’hier, d’aujourd’hui encore, de toujours sûrement. No Doubt joue beaucoup avec les stéréotypes et les clichés, souvent avec bonheur. Que ce soit les idées reçues sur les blondes platines, les critères de la virilité, le caractère des punks à crête ou la manière dont se gère un leadership féminin dans un environnement essentiellement masculin, le groupe nous invite, à travers ses textes et ses clips, à regarder d’un peu plus près des choses qui ne sont pas forcément ce qu’on croirait de prime abord. Dans Don’t Speak (et plus globalement sur l’album Tragic Kingdom), Gwen Stefani explore et raconte sa rupture avec Tony Kanal, le guitariste du groupe, mais là encore sans adopter le point de vue qu’on attendrait. Il existe deux mouvances essentielles dans la chanson dite « de rupture » : la tristesse et l’imploration d’avant (pitié ne me quitte pas), ou l’amertume d’après (I will survive connard, ou l’essentiel de la discographie de P!nk). Don’t Speak se positionne sur les deux registres : la tristesse, mais d’après. Celle où il est déjà trop tard.

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C’est, accessoirement, le plus gros tube de No Doubt à ce jour, plus encore que Just A Girl, que plein de gens préfèrent : Don’t Speak affiche de meilleures ventes et de meilleures rotations radio et TV, avec un clip chiadé et looké qui incarne bien à la fois les 90’s et un certain summum des années MTV. Comme bien d’autres, No Doubt court encore, depuis ce single et cette époque, après son prochain hit générationnel. Celui que, bien au-delà de la promotion d’un album, les radios continueront à diffuser vingt ans après, et pour lequel Kevina, devenue Madame Michu, montera un peu le son de l’autoradio.

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