La Pop-Pouffe d’octobre

 

La vague nostalgique des 90’s bat son plein. Plus d’un an après avoir été l’une des principales curiosités de la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Londres, les Spice Girls cherchent encore à s’incruster dans l’air du temps. La comédie musicale Viva Forever a beau avoir gentiment flopé au Piccadilly Theatre, les filles s’accrochent, elles y croient, elles manquent au public, il faut convertir cela en tubes planétaires et en espèces sonnantes et trébuchantes. Ainsi, après Mel C et Emma Bunton pour leur duo que personne n’a acheté, après Mel B et son single vaguement étiqueté girl power sorti en septembre dans l’indifférence générale (et dont le principal intérêt semble avoir été de tourner son clip dans le décor de Desperate Housewives), voici Geri Halliwell, pour une fois un peu à la traîne sur ses copines, qui va essayer de ranimer une nouvelle fois la flamme sur laquelle elle a pissé en 1998.

 

Concrètement, Geri Halliwell, depuis les Spice Girls, c’est trois albums : Schizophonic sorti en 1999, Scream if you wanna go faster porté en 2001 par son unique tube mondial (pas de bol, ce n’était même pas sa chanson), et Passion pondu en catimini en 2005 avant de tomber enceinte et de foirer (volontairement ?) la promotion de ce qui était de toute façon déjà une catastrophe dans les charts.

 

Geri-Halliwell-half-of-me

Et donc, huit ans après (ce qui, dans la musique pop, est une éternité), Geri s’apprête à sortir un quatrième opus, qu’elle précède d’un single, Half of Me. Wouhou. Bon, c’est mal parti pour redevenir la plus grosse vendeuse d’albums de la planète vu la manière dont elle a commencé à dérouler son plan promo, mais on ne sait jamais.

Le fer de lance de son grand come back musical ? Une prestation live un peu ratée dans The Footy Show (une émission australienne sur le Rugby à XIII) (??), début octobre :

 

 

Mais pourquoi pas. Après nous avoir laissé digérer ce grand moment de musique pendant trois semaines, Geri a ainsi lancé son single ce lundi 28 octobre, avec une restriction de taille, toutefois : pour le moment, il n’est disponible qu’en Australie, où l’ex-Ginger Spice est jurée dans Australia’s Got Talent. Une manière de prendre subtilement la température du public avant un lancement mondial ? Ou, plus probablement, une stratégie locale logique pour une nénette qui n’a jamais vraiment réussi, en solo, à être populaire ailleurs que dans le pays où elle réside et passe régulièrement à la télévision (Angleterre, donc, et désormais Australie) ? L’époque a-t-elle vraiment de la place pour les ex-Spice Girls dans son paysage musical mainstream ? Rien n’incite à l’optimisme. N’empêche que Geri est superbe, qu’elle porte très bien ses 41 ans, qu’elle est toujours d’un sympathique complètement surréaliste, que son single n’est pas si indigent que ça en dépit d’un clip tristement cheap, et que, si vraiment rien d’autre ne doit nous retenir, y’a des mecs qui enlèvent le haut (permettant à la chanteuse de prendre un faux air de Zooey Deschanel gênée).

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