Orgasmes dans le métro

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C’est peu de dire que Nymphomaniac, le nouveau film de Lars Von Trier, cultive le suspense et l’attente depuis deux ans. C’est presque devenu une arlésienne, en fait, mais ça y est, on a une date de sortie, ou plutôt des dates de sorties : le 1er janvier 2014 pour la première partie, le 29 janvier 2014 pour la deuxième… et peut-être, selon une rumeur persistante, une version non censurée incluant plusieurs scènes pornographiques qui serait présentée au prochain Festival de Cannes. Ce serait une sulfureuse réconciliation entre Lars Von Trier et le festival qui lui attribua son Grand Prix en 1996, pour toujours lui refuser sa Palme d’Or depuis, et le déclarer persona non grata en 2011 à la suite de ses déclarations crétines sur le nazisme, en pleine Quinzaine. Mais ce n’est pas encore fait, hein. N’empêche que susciter l’une des plus grosses attentes de sa carrière, auprès de la presse et du grand public, avec un drame érotique racontant le parcours de vie d’une femme nymphomane de son enfance à ses 50 ans, c’est pour le moins inhabituelle, dans la carrière d’un réalisateur. Paradoxalement, prix et polémiques ont contribué à rendre Lars von Trier plus « mainstream », alors même que son cinéma ne le devenait pas, lorgnant de plus en plus vers la crudité : sexe (il est l’un des précurseurs des relations sexuelles non simulées filmées dans des films non-pornographiques), violence, comportements erratiques voire psychotiques… Mais on est désormais fin 2013, et la machine marketing autour de Nymphomaniac se met en place, avec des reprises sur Konbini, Pure People ou Voici.

 

 

 

Et donc, après la première photo de tournage diffusée en ligne (où l’on sent que Charlotte Gainsbourg va prendre cher) :

 

nymphomaniac photo

 

 

Et les premiers teasers :

 

 

 

Voici les affiches promotionnelles, dépeignant les 14 acteurs du casting en plein orgasme. Rien de porno, hein, on ne voit pas de poitrine féminine ni de parties génitales, mais quand même, je serais curieux de les voir dans le métro…  On a donc  :

 

 

Charlotte Gainsbourg, héroïne du film :

 

Nymphomaniac Charlotte Gainsbourg

 

 

Stellan Skarsgard, le père d’Eric Northman, vu aussi dans Thor, The Avengers ou Mamma Mia! :

 

 

Nymphomaniac Stellan Skarsgard

 

 

Connie Nielsen, vue dans Gladiator, Mission To Mars ou la série Boss, mais dont je me souviens surtout comme étant la remplaçante d’Olivia Benson dans New York : Unité Spéciale, qui avait presque réussi à se taper Elliott Stabler :

 

Nymphomaniac Connie Nielsen

 

 

Jamie Bell, qui en dépit de sa florissante filmographie (Hallam Foe, Tintin, Jumper, King Kong) et de sa mignonne histoire avec Evan Rachel Wood, restera toujours Billy Elliot :

 

Nymphomaniac Jamie Bell

 

 

 

Uma Thurman, qui va peut-être en profiter pour se relancer :

 

Nymphomaniac Uma Turman

 

 

 

Udo Kier, un des acteurs fétiches de Lars Von Trier, déjà présent dans Epidemic, Europa, Breaking the Waves, Dancer in the Dark, Dogville, Manderlay, Melancholia :

 

Nymphomaniac Udo Kier

 

Christian Slater, l’acteur jamais vraiment devenu superstar malgré les tremplins que furent Le Nom de la Rose, Heathers ou True Romance :

 

Nymphomaniac Christian Slater

 

 

 

Shia Labeouf, de plus en plus souvent partant pour les projets zarb’ où on lui demande de se foutre à poil (et qui aurait d’ailleurs demandé à ne pas être doublé par un acteur porno pour ses scènes de sexe) :

 

Nymphomaniac Shia Labeouf

 

 

Willem Dafoe, l’une des tronches de méchant les plus utilisées d’Hollywood avec Kevin Bacon (par ailleurs déjà vu, chez Lars von Trier, dans Antichrist) :

 

Nymphomaniac Willem Dafoe

 

 

 

Deux acteurs danois que je ne connais pas :

 

Nymphomaniac Nicolas Bro

 

 

 

Nymphomaniac Jens Albinus

 

 

 

Et trois jeunes actrices pas très capées, dont Mia Goth, la petite amie à la ville de… Shia Labeouf :

 

Nymphomaniac Stacy Martin

 

Nymphomaniac Sophie Kennedy Clark

 

Nymphomaniac Mia Goth

 

 

 

 

 

Quand on sait que Lars von Trier a déjà rapporté trois prix d’interprétation cannois à ses actrices (Björk dans Dancer in the Dark, Charlotte Gainsbourg dans Antichrist, et Kirsten Dunst dans Melancholia – ce dernier prix se traînant, depuis, la réputation d’être un prix de consolation pour un film qui aurait peut-être pu décrocher un prix bien plus prestigieux cette année-là) (mais pas la Palme d’Or, qui était déjà réservée pour le Terrence Malick), on ne s’étonne pas vraiment que des acteurs chevronnés courant après des prix dans les festivals se bousculent désormais à ses castings. Mais tout de même, je me demande si on ne va pas assister, face à toutes ces affiches, à une levée de boucliers de la part de nos chères ligues de vertu. Tu sais, celles qui s’offusquaient il y a quelques mois de l’affiche pourtant pas très explicite de L’Inconnu du Lac, par exemple. En attendant, le teasing fonctionne : ma curiosité autour de ce film ne fait qu’augmenter.

 

 

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