Un point commun avec Joey Tribbiani

 

Oui, bon, tout le monde a déjà vécu une situation d’un épisode de Friends, mais moi je crois que c’était à peu près la première fois. Pas de bol, c’était aussi l’une des situations les moins drôles de la série (mais qui eut au moins le mérite de m’apprendre l’existence des calculs rénaux). Si j’avais su qu’un jour j’aurais un point commun avec le personnage le plus bête et le plus irritant de Friends (à 50/50 avec Ross Geller, notamment après la saison 4 – le troisième mariage raté a achevé d’en faire un névrosé narcissique agaçant, alors que jusqu’alors son côté gentil puceau naïf le sauvait un peu)… La différence, car il en demeure une, c’est que mon docteur ne ressemblait pas au principal Figgins de Glee moi, lorsqu’on m’a dit « calcul rénal », j’étais plutôt content : ça voulait dire 1) que je ne venais pas de passer dix heures aux urgences (et de louper une matinée de boulot) sous un prétexte fallacieux, et 2) que mon abdomen n’allait pas imploser spontanément.

La question de comment j’allais évacuer lesdits calculs ne m’effleura pas vraiment, et je rentrai chez moi en me retenant – en vain – de vomir (la morphine n’est qu’un bonheur passager) et en promettant au docteur de boire plein d’eau, parce qu’il paraît qu’un verre de jus de fruit + deux cafés + un verre d’eau par jour, tous les jours, c’est light. Mais après m’être tordu de douleur dans mon lit, avoir débarqué aux urgences à 3h30 du matin, vomi cinq fois et supplié les infirmières de me recoller de la morphine et du paracétamol dans mes poches de perfusion à chaque fois que la douleur me réveillait (à peu près toutes les heures), tout en ayant la délicieuse sensation d’avoir été oublié sur mon brancard dans un coin après le départ de l’équipe de nuit, j’étais déjà bien content de rentrer chez moi sans un diagnostic d’hémorragie interne.

 

 

friends kidney stone

 

 

Evidemment, c’était les urgences, alors bon, comme je n’étais ni mourant, ni blessé à l’arme blanche, ils m’ont juste perfusé après avoir raté trois veines pendant quelques heures avant de faire une analyse d’urine, de palper mon ventre et de me faire un diagnostic « par déduction », pour mieux pouvoir me renvoyer chez moi avec plein de médocs et une prescription pour une échographie des reins.

Et c’est là que ça devient drôle : à l’échographie des reins, ils ont rien vu. Donc soit j’ai des calculs rénaux si petits qu’ils sont invisibles à l’échographie (c’est possible) (mais du coup je comprends pas COMMENT ils ont pu me faire aussi mal), auquel cas je les ai probablement évacués sans m’en apercevoir… Soit j’ai autre chose, mais à ce jour on ne sait toujours pas quoi. Verdict : « Vous n’avez plus qu’à boire beaucoup d’eau en espérant que ça ne revienne pas ». Merci les experts. S’il y a bien un truc auquel j’aime bien me fier quand il s’agit de ma santé, c’est bien le fait de croiser le doigts, tiens.

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