Y.A.L.A. vs Y.O.L.O.

 


 

M.I.A., de son vrai nom Mathangi « Maya » Arulpragasam, est dans une phase « personnelle » de sa carrière : après avoir intitulé son précédent album MAYA (ou plutôt /\/\/\Y/\) en 2010, elle a donc sorti Matangi en début de mois, près de deux ans après la sortie du premier single qui en était extrait, le fameux Bad Girls. Comme d’autres avant elle, la chanteuse britannique met donc de son état civil dans ses titres d’albums pour bien nous faire comprendre qu’elle donne beaucoup de sa personne, pour ne pas dire des bouts de son âme, dans la conception de ses disques. D’ailleurs, après Britney en 2001, Britney Spears récidivera en décembre avec Britney Jean : assurément le signe de son album le plus personnel, le plus mature, toussa toussa.

 

 

 

 

Le titre de l’album, Matangi, est ainsi une variante du prénom de M.I.A., mais fait également référence à la déesse hindoue Matangi, dont la chanteuse aurait découvert l’existence « en cherchant des teintes de vert sur Google ». Dans la même veine (ce qui donne d’ailleurs à voir un peu de la genèse de l’album), les chansons de ce nouvel opus abordent des thèmes relatifs à l’Hindouisme, comme la réincarnation et le karma. Après son passage très réussi dans les YouTube Music Awards, où elle a proposé l’un des clips tournés en direct de la cérémonie, M.I.A. a mis en ligne cette semaine le clip psychédélique de Y.A.L.A. (You Always Live Again), réalisé par le photographe Daniel Sannwald (qui a notamment signé des campagnes pour Louis Vuitton ou Shiseido), en partenariat avec Kenzo et I.D Magazine. Le genre de partenariats qu’on observe parfois entre des artistes et des marques (chez certains artistes Kitsuné, chez Kid Cudi, etc.).

 

 

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Le clip est très joli et pop, avec explosions de couleurs et allusions visuelles à Avatar ou aux mythologies asiatiques, tout en répondant à sa façon au concept YOLO et en portant une mélodie « type » de ce qui fait désormais la signature musicale de M.I.A. : un son à la fois ethnique et électro. Pas sûr, toutefois, que cela soit annonciateur d’une « démocratisation » de la chanteuse, dont le style, le look et le type de promotion n’en font pas tout à fait, même si certains se plaisent à la comparaison, une « Lady Gaga du hip-hop ». Même si elle intéresse le web et la presse people grâce à quelques provocations inoffensives lors de ses apparitions publiques, c’est pas encore gagné pour les rotations multiples sur NRJ…

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