Paul Walker In Memoriam

 

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Je ne vais pas mentir, je m’en fichais un peu de Paul Walker, qui était, pour l’essentiel, un second couteau de Hollywood, souvent éclipsé par les autres vedettes de ses films et n’ayant jamais réellement réussi à percer à la manière, par exemple, d’un Ryan Philippe ou d’un Chris Evans qui, pour des raisons people ou grâce au bon blockbuster au bon moment, ont réussi à dépasser le statut de « beau gosse blond au physique athlétique et à la dentition parfaite pour seconds rôles plus ou moins ingrats », un peu lisse et propret, pouvant selon les besoins jouer le gentil de service ou le méchant anecdotique qui se fait dégommer rapidement pour les besoins du scénario. Le fait est, pourtant, qu’il figure au générique de films très typiques du cinéma estival U.S. de ces dernières années, et même à celui de quelques-uns de mes plaisirs coupables les plus marquants. Qu’il n’ait jamais réussi à devenir le Matt Damon des blockbusters bourrins n’y changera rien : Paul Walker était un de ces acteurs au visage familier, régulièrement présent à l’arrière-plan de l’actualité de la pop culture, et bien au-delà de la saga motorisée qui fit de lui (vaguement) une star et qui rend, aujourd’hui, sa mort si ironique. J’ai ce soir une petite pensée pour cette starlette du cinéma d’action, qui conservait à 40 ans une certaine fraîcheur, et qui laisse derrière lui une gamine de 15 ans qui risque de faire l’objet d’une malsaine curiosité dans les prochains jours (elle a juste l’âge qu’il faut pour qu’une dépression ou l’usage de l’alcool et de stupéfiants soient chez elle un matériau acceptable, aux yeux du grand public, pour une couverture médiatique). Je pense aussi à la possible « gloire » glauque post-mortem, entretenue à coups de théories du complot et de rumeurs du type « il est toujours vivant », qui pourrait devenir la sienne après être mort dans un accident de voiture et un incendie qui ont rendu, lit-on ici ou là, son corps impossible à identifier. Outre le fait que c’est triste de voir un père mourir à 40 ans, c’est un peu triste, aussi, de voir disparaître une figure qui faisait partie, discrètement mais sûrement, du paysage pop culturel et des visages familiers des gens de ma génération. On ne s’était jamais vraiment demandé si on le regarderait vieillir, tel un surfeur de série télévisée, mais bon an mal an, et sans jamais faire le carton du siècle sur son seul nom (on sait bien que Fast & Furious est plutôt la carte de visite de Vin Diesel), il était toujours là, à tourner deux ou trois films par an. Quelques souvenirs donc avant, probablement, de l’oublier et de se re-souvenir de lui, de temps en temps, au détour d’une rediff’ :

 

 

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Pleasantville (1998)

 

 

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She’s All That – Elle est trop bien (1999)

 

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The Skulls (2000)

 

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Joy Ride (2001)

 

 

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The Fast & The Furious (2001)

 

 

 

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Into The Blue (2005)

 

Flags Of Our Fathers
Flags Of Our Fathers (2006)

 

 

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Eight Below – Antartica (2006)

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