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pizzaband

 

 

L’homme est un homard comme les autres

 

« On s’habitue à tout, au meilleur comme au pire. Nous élevons nos voix contre quelque chose qui nous dérange. Nous sommes fiers d’agir pour le bien collectif. Mais avons-nous conscience qu’à chaque combat notre seuil de tolérance évolue imperceptiblement ? « Le mal » n’est pas une bête tapie dans l’ombre prête à surgir, il est un sale garnement en face de nous qui teste en permanence notre résistance et tente de pousser le bouchon un peu plus loin à chaque fois. Au final, nous réagissons plus mollement à ce que nous trouvions insoutenable, jusqu’à nous y habituer. Il faudra attendre une goutte d’eau de trop dans le vase pour nous faire sortir de nos gonds mais nous ne verrons pas que ce vase est en expansion… »
(Orpheus, 05.12.2013)

C’est vrai pour les idées politiques mais aussi pour bien d’autres domaines : musique, télé, ciné, fringues, danse, cuisine, etc. On change, on évolue au contact des choses. Et dans le cadre du grand bourdonnement mainstream, on se surprend à accepter sans broncher des choses qui nous paraissaient impensables il y a dix ans, voire qui nous auraient scandalisées. Ce sont les candidates de Miss France qui marchent en se déhanchant beaucoup plus librement qu’à l’époque de Geneviève sur la scène du Zénith de Dijon, avec un maillot de bain qui leur rentre dans les fesses ou leur fait un camel toe (voire les deux à la fois). Ce sont les émissions débiles de Nabilla et consorts qui nous auraient semblé le comble du trash à l’époque où des militants en colère versaient des poubelles devant le siège de M6 pour « libérer les otages » de Loft Story. C’est le twerk de Rihanna ou de Miley qui aurait été trop subversif, même pour Britney en 2001. C’est le son électro auquel on s’est habitués, même quand on y était un peu réfractaire. Et nous repoussons les limites jusqu’à les trouver. Car, ne cédons pas à la peur conservatrice d’une liberté sans garde-fous, nos limites existent toujours. Il faut juste continuer à les penser, à les réfléchir, pour que ce ne soit pas l’insupportable qui nous en donne conscience.

Teens Are Having a Racist Meltdown Over Lorde’s ‘Ugly’ Boyfriend

« Holy shit, something’s wrong with the teens. The teens have gone mad. After Kiwi chanteuse Lorde apparently said (to someone, somewhere—I literally can’t find any sources on it besides teens on Twitter) that Justin Bieber and the members of One Direction are « ugly, » wounded superfans began firing back with a barrage of potshots at James Lowe, Lorde’s rumored boyfriend. In the way that the overemotional rantings of the ignorant so often do, the attacks turned racist almost immediately. »
(Jezebel, 09.12.2013)

Les fans sont des débiles mentaux, surtout lorsqu’ils sont planqués derrière leurs claviers. Ne rendant service ni aux artistes dont ils sont fans, ni au web, accusé à la moindre occasion d’être une gigantesque poubelle, un déversoir à haine, par des artistes aussi pleins d’assurance et ouverts à la critique que Mélanie Laurent, Mathilde Seigner ou Keira Knightley. Qu’on en soit amené, à force, à lire sans sourciller que les fans de Justin Bieber ou One Direction ont inondé le petit ami présumé de Lorde d’insultes racistes au seul motif qu’elle a déclaré que ces chanteurs pour pisseuses de douze ans n’étaient pas à son goût, en dit beaucoup sur l’immaturité, non pas d’Internet, mais du public. Des générations entières arrivent vers le web, et ce ne sera pas la faute de ce dernier si le bashing et l’esprit hater sera toujours leur instinct premier. Mais à voir à quel point les fans hardcore de Lady Gaga ou Justin Bieber ont l’air cons par moment, on se prend à espérer un peu de sensibilisation des prochains gamins fans (et ce sera bien de leur âge) de chanteurs à minettes. Comme contre l’homophobie ou le bullying, freiner la pulsion de bashing envers des starlettes de 17 ans ou leur entourage, pas forcément armés pour encaisser tout cela, pourrait devenir l’une des règles du web. Avant que ça ne fasse les vrais dégâts dramatiques qu’on attend généralement pour se réveiller. Mais c’est peu probable : il faudra qu’une starlette meure par pendaison ou overdose après des mois de harcèlement sur Twitter pour que l’enjeu de « protéger » des vedettes privilégiées de nos instincts carnassiers soit soulevé.

Macaulay Culkin’s Pizza-Themed Cover Band Is A Little…Cheesy

« There’s no point in dancing around this one: Macaulay Culkin has a band called The Pizza Underground, and it’s a Velvet Underground cover band that revolves around deliciously bad pizza puns. « I’m Beginning to Eat the Slice, » « Cheese Days, » and « All the Pizza Parties » are a few of the songs they sing. The band rejiggers classics like « Stephanie Says » thusly: « People called and they said ‘No mushrooms’ / This pie’s cold and there’s mushrooms / Get them off my pie, get them off my pie. » »

(Refinery29, 09.12.2013)

Macaulay Culkin n’avait plus vraiment d’actualité depuis 1996 qu’il n’était plus fiancé à Mila Kunis. Le fait de le savoir membre d’un groupe qui fait des reprises de Velvet Undergorund en changeant les lyrics avec des ingrédients de pizza (??) me laisse perplexe : est-ce rigolo, über-cool genre barré qui n’a rien à prouver, ou super triste ?

 

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