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Le problème de la France avec son immigration, vu par un Américain

 

“Il note –contrairement aux auteurs des mauvais articles sur la France– sa place de privilégié: dans le système de «caste» des étrangers en France, il n’est pas vu comme un immigré mais comme un expatrié. Cette division en deux catégories est inscrite jusque dans ses visites aux bureaux de l’immigration françois : «Les Maliens et les Congolais sont emmenés dans une salle, les Américains et les Suédois dans une autre. Pour les premiers, le processus ressemble à une mise en quarantaine, et l’attitude des fonctionnaires ressemble à celle de gardiens de prison; pour les seconds, la visite aux bureaux de l’immigration ressemble davantage à une cérémonie d’accueil, et toutes nos interactions avec les fonctionnaires sont sous-tendues par une présomption d’égalité.»”
(Slate, 07.01.2014)

 

 

C’est bizarre mais ça ne m’étonne pas. Si l’on « redécouvre » depuis quelques années la France bien rance des idées moisies, ce n’est pas tant parce que les partis politiques adoptent peu à peu la rhétorique de l’extrême-droite. Le climat post-11 septembre, la crise, la peur, le chômage, rendent les vieux discours intolérants plus forts, et rassurants pour certains. Pour les autres, ils sont d’une bêtise tellement spectaculaire qu’il est tentant de les mettre en avant : ça fait hurler dans les chaumières, ça passe au zapping, ça fait de l’audimat. Mais à force de donner de la résonnance médiatique aux idées pourries, mois après mois, années après années, ça finit par nous faire croire qu’elles ont un poids, que notre société n’attend que leur avènement. Le plus triste, c’est que cela semble marcher. Ou alors, on joue juste à la roulette russe pour faire monter le suspense avant les échéances électorales, en espérant pouvoir pousser un gros ouf de soulagement lorsque l’issue du scrutin s’avérera bonne. Mais s’avérera-t-elle bonne pour toujours ?… En tout cas, l’existence de traditions administratives ou de simples « habitudes » de ce genre tend à me faire croire que le terreau du glauque, on marche quand même dedans.

 

 
Jared Leto and Michael Douglas’ homophobic Golden Globes speeches show the worst of Hollywood

 

« Douglas, at the Emmys last year, made a string of crude and offensive jokes about anal sex; it was as though he was frantically trying to distance himself from the character he played on-screen. And at the Golden Globes, he unburdened himself to the audience, telling a laughing gaggle that he had been worried when first offered the role of Liberace in “Behind the Candelabra,” because it implied he had previously been “mincing.” While Leto’s speech was just weird and tone-deaf, Douglas’ calls the quality of his work into question. Can a person who uses language like “mincing” to describe effeminate gay men find humanity in such people? Or was his performance an elaborate work of caricature whose biographical accuracy fooled us all into thinking Michael Douglas cared about the character he was playing? »
(Salon, 13.01.2014)

 

 

C’est bizarre, cette propension de certains membres de la « communauté » LGBT à ne pas bien digérer les pas que les hétéros font vers nous. Ça m’a frappé, même si ce n’était pas la première fois, quand Abdellatif Kechiche a été attaqué à longueurs de tweets et de billets de blogs pour les scènes de sexe de La Vie d’Adèle, voire pour le film au sens plus large : il y avait plein de critiques constructives et sincères, mais cela sentait quand même un peu le « Tu es hétéro, en quel honneur te crois-tu permis de parler de nos amours ? » ou le « Tu es hétéro, tu as voulu te rincer l’œil en faisant croire que le sexe lesbien se passe comme tu le fantasmes ? », ou encore le « Tu es hétéro, ta démarche gay-friendly cache forcément quelque chose. On est le quota fashion de ta filmo, c’est ça ? ». Une posture de défiance que je comprends parfois, mais qui ne se justifie pas toujours. Ici, reprocher à Jared Leto ou à Michael Douglas de faire des vannes lors d’une cérémonie de récompenses sur le décalage entre leurs personnages publics virils et l’obligation qu’ils ont eue de s’épiler intégralement, ça me parait bien exagéré. Toutefois, et comme toujours, rire de l’homosexualité ou des trans en moquant leurs manières ou leur féminité, c’est entretenir les clichés, et plus largement le sexisme et l’homophobie. Pas facile de savoir que penser.

 
Il tue son beau-père… en lui tirant le slip

 

« Brad Davis, un ancien Marine de 33 ans, a été arrêté et écroué dans l’Oklahoma. La raison ? Il a réalisé un « atomic wedgie » mortel sur son beau-père, âgé de 58 ans. Ce « jeu », largement répandu chez les jeunes Américains, consiste à tirer les sous-vêtements de sa victime pour les lui coincer entre les fesses et exercer une pression inconfortable sur les parties intimes. La version ultime de cette pratique consiste à mettre l’élastique derrière le cou. »
(Atlantico, 09.01.2014)

 

 

 

 

Quand l’humour potache, à travers un gag visuel classique des sitcoms, cartoons et comédies US pour teenagers, vire au crime wtf. Le fait divers sordide le plus bizarrement drôle de ce début d’année, partages Twitter et statuts MDR sur les murs Facebook à l’appui. S’il y a bien une mort que je redoute plus que les autres, c’est celle qui me ferait passer à la postérité pour ce genre de raison : la mort con, ou la mort lol, qui te fait finir dans un article de Buzzfeed ou de 7sur7.be. A moins que ce soit flatteur.

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