Meuwahia vs. Nicki, le choc des titans n’aura pas lieu dans les charts

 Nicki Mariah

 

A peine remises de leur clash mythique dont personne n’a vraiment compris les raisons (dans une saison d’American Idol dont, par ailleurs, notre côté de l’Atlantique n’a pas su grand’chose de plus), Meuwahia Carey et Nicki Minaj enclenchent, hasard taquin du calendrier ou coup savamment calculé (elles sont chez la même major), leur « grand » retour musical en même temps, publiant leurs nouveaux clips respectifs à quelques 24 heures d’écart.

 

 

Bah au final, le clash me semble mal enchaîné dans les charts, tant les deux singles me semblent pauvres. Si Nicki fraye comme à son habitude dans les allées badass du hip-hop, au risque de ne se classer que dans les classements urbains, Meuwahia livre un lead single fade au possible, quelques mois après s’être ratée sur Triumphant, puis Beautiful, puis The Art of Letting Go, les premiers singles de come-back annonçant son futur album (qui sera intitulé The Art of Letting Go). Cela semble mal parti pour faire des étincelles au Billboard.

Mais sait-on jamais, il y a déjà eu des trucs plus indigents au sommet des charts. Le principal problème de You’re Mine n’est pas le kitsch terrible de son clip (ça, on a l’habitude), mais bien sa mélodie, à la fois médiocre et déjà entendue (on croit entendre des accords de Touch My Body), sans vrai refrain ni montée en puissance. On roupille tranquillement à l’écoute de ce nouveau single, et ce n’est pas forcément bon signe quand on n’a pas (plus) la base de fans solides de ses débuts ni la caution edgy d’une chasseuses de collaborations prestigieuses. Sur son quatorzième album, Mariah Carey a convoqué ses habitués : Jermaine Dupri, Q-Tip, R.Kelly, Rodney Jerkins… ça sent pas la jeunesse.

 

Quant à Lookin’ Ass Nigga, si elle laisse entrevoir un retour à la street cred’ et à l’ambiance mixtape des débuts de Nicki Minaj (ce dont certains sauront se réjouir) pour son nouvel album The Pink Print, perso, ça me donne plus envie de réécouter Super Bass qu’autre chose, et j’en viendrais presque à regretter ses collab’ pop les plus putassières. L’avenir me donnera peut-être tort, mais le clash Nicki / Meuwahia me semble plus parti pour se prolonger dans les tabloïds (et encore, si ça intéresse encore quelqu’un dans la presse) que dans les charts. Là, on est loin des grandes heures de Kanye vs. 50 Cent, de Britney vs. Xtina ou encore, tiens, de Mariah vs. Whitney, qui, au moins, étaient des rivalités / sorties simultanées entre « ennemis » qui s’appuyaient sur des hits…

 

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