Philip Seymour Hoffman In Memoriam

capote

 

Ce soir, alors que j’allais voir (enfin) The Secret Life of Walter Mitty, le vanity project de Ben Stiller, j’avais évidemment une pensée pour celui qui lui faisait face, il y a un peu plus de dix ans, dans l’assez sombre daube Polly & Moi, une comédie romantique pas très drôle dans laquelle le gentil Ben arbitrait, sans qu’une grande partie du public français en ait conscience, le choix cornélien entre Rachel Green et Grace Adler. Philip Seymour Hoffman y incarnait Sandy Lyle, un ex-enfant star dont on tente de nous faire croire qu’il était au générique de The Breakfast Club, et qui bénéficiait (second rôle oblige) des meilleures scènes et répliques du film. Cela m’a amené à m’intéresser d’un peu plus près à cet acteur que je ne connaissais pas vraiment, et à découvrir le second rôle génial qu’il avait su être dans Magnolia, dans Le talentueux Mr Ripley, dans Almost Famous… Puis, comme tout le monde, j’ai vu Capote faire de lui une star et récompenser son travail toujours impliqué, j’ai ri de son second rôle improbable dans l’oubliable Charlie Wilson’s War, me suis amusé de son cabotinage de méchant dans Mission: Impossible 3, ai sondé en vain son ambivalence dans DoubtThe Master l’a relancé il y a deux ans, et je ne l’ai pas vu. Mais je voyais bien la fin de la saga Hunger Games le rappeler au souvenir du grand public. Je suis triste qu’il soit parti, et de ne pas avoir su être curieux de tout ce qu’il faisait, car il fait partie des rares acteurs dont aucune prestation ne m’a jamais déçu. Même dans une daube, même dans un film où il n’y avait pas grand’chose d’autre à sauver. Un acteur important nous a quitté.

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