Too little too late : Lady Gaga a refait un clip

 

Bon, je n’en ai pas parlé, hein, du nouveau clip événementiel (pléonasme ?) de Lady Gaga, sorti en plein week-end dernier, à un moment où, théoriquement, les twittos et autres facebookiens qui zonent en loucedé sur les réseaux sociaux aux heures ouvrées (et qui, l’air de rien, fournissent une part significative de la « viralité » des vidéos YouTube) étaient tranquillement en train de ronfler ou de puter sur The Voice, mais ça ne veut pas dire que je ne l’ai pas regardé. Je n’ai juste pas grand-chose à en dire, voila tout.

 

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En résumé, j’y vois une manière pour la chanteuse d’enterrer, de mettre un point final élégant à la catastrophique « ère » ARTPOP, qui l’aura vu floper comme rarement des haters l’avaient espéré. Je passe donc rapidement sur l’intro et sa métaphore d’une folle subtilitay (les méchants business men vautours du showbiz qui se battent à coup de billets au-dessus d’un malheureux ange artiste déchu, comme le management de la chanteuse qui lui aurait flingué la promotion d’ARTPOP) et sur le bref passage musical sur l’air de Venus (un titre dont elle semble ici signer l’arrêt de mort, ou du moins son renoncement définitif à l’exploiter pour de bon en single et en clip), pour passer directement à G-U-Y, la chanson donnant son titre au clip.

 

 

C’est plutôt de la bonne came, visuellement, même si ce n’est pas aussi volontairement edgy qu’on pu l’être des Telephone ou Judas : il y a de bonnes choses au niveau de la choré, des effets recherchés en termes de lumière et de maquillage, et même un refrain plutôt efficace (bien que G-U-Y ne soit pas le choix le plus évident de l’album pour un single). L’hommage visuel à Donatella Versace, alors même que la chanteuse est en plein deal commercial avec la styliste, est d’un opportunisme un peu crasse mais donne la rassurante impression que le bateau ne coule pas, que Gaga peut encore se le permettre. C’est, globalement, un bon clip, même s’il ne dure pas réellement 12 minutes, contrairement à ce qu’on lit partout, puisque son générique s’étend sur les 4 dernières minutes de la vidéo.

 

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Mais c’est, surtout, malheureusement trop peu et trop tard, à mon sens, pour sauver, commercialement, l’exploitation d’ARTPOP. Pas un énorme tube en puissance. Pas une chanson hyper novatrice ou hyper puissante au regard des précédents de la chanteuse. Pas une vidéo si surprenante que ça ou susceptible de faire oublier qu’elle n’avait pas publié de clip depuis plus de six mois en dépit d’un album sorti entretemps, et qu’elle a complètement foiré ses derniers buzz. En attendant un hypothétique ARTPOP 2 (dont la matière existe apparemment déjà, mais le label aura-t-il vraiment envie de le sortir ?), le « film » G-U-Y est donc, à mon sens, plus un sain adieu à l’ère ARTPOP, une manière de faire le deuil de ce qui restera le premier vrai passage à vide de Lady Gaga (même si, comme on a tendance à l’oublier, elle avait déjà commencé à lasser une partie du grand public avec Born This Way – pourtant un très bon album, plus dense et plus cohérent, bien que moins dance-pop, que The Fame – dont elle avait vendu beaucoup moins d’albums, et surtout de singles, que lors de son âge d’or 2009-2010)… Avant de repartir de plus belle à la conquête du monde, car après tout, pour construire une légende pop, un flop spectaculaire ne vaut-il pas mieux qu’un flop mouillé ?

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