Young and Hungry, c’est dans les vieux pots…

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L’été est souvent une période un peu sèche pour qui passe ses soirées viandé dans son canapé à regarder des séries US. Il y a bien la possibilité de rattraper son retard ou de commencer des séries qu’on s’était toujours juré d’essayer un jour, mais la tâche est souvent décourageante. Après tout, si je n’ai jamais dépassé le pilote de Mad Men, mes désormais six saisons et demi de retard peuvent sembler dures à avaler. L’autre solution, c’est de se rabattre sur les séries d’été proposées par les networks, au rang desquelles on a pu, ces dernières années, compter des classiques tels que Dexter ou True Blood. Mais il faut dire que ces séries, aux saisons souvent plus courtes que les autres, font souvent office de sous-produits, pas tout à fait aussi ambitieuses ou bien servies par leurs diffuseurs que leurs consœurs diffusées de septembre à mai. Beaucoup d’entre elles peinent d’ailleurs à dépasser une saison.

 

 

C’est donc dans ce morne paysage estival qu’apparaissait il y a quelques semaines Young and Hungry, une sorte de variation 2.0 sur le canevas Une Nounou d’Enfer, diffusée par ABC Family.

 

 

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Le pitch : Nick, un jeune entrepreneur féru de technologie, engage Gabi, une blogueuse culinaire (la série est d’ailleurs inspirée par la véritable blogueuse Gabi Moskowitz), pour en faire son chef personnel. La jeune femme se heurte vite à la résistance d’Elliot, l’assistant personnel / agent de Nick (forcément, un gay caricatural et agressif qui aurait préféré embaucher un mec bombasse), mais peut compter sur le soutien de sa coloc’ Sofia et de Yolanda, la gouvernante.

 

 

 

Bon, y’a pas de marmots à éduquer pour l’héroïne, ici, mais l’objectif final est assez vite établi : comme Miss Fine, elle finira dans les bras de son riche patron, malgré les obstacles sentimentaux et sociaux. Les obstacles sociaux semblent ici quasi-inexistants, sauf dans une vision rétrograde de la société ou un jeune entrepreneur millionnaire ne pourrait pas sortir avec une cuisinière fauchée de son âge, mais l’obstacle sentimental s’incarne dans une fiancée odieuse, dont le scénario se débarrassera sans mal en temps voulu.

 

 

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Côté humour, ça ne tâche pas trop (normal, on est sur ABC Family), malgré deux personnages couchant ensemble dès le pilote et des sous-entendus vaseux venant de l’homosexuel de service. Le coup de la fiancée pourrie gâtée, de la coloc latino qui n’a rien à voir avec le reste de l’histoire mais qui fait quota, ou de la grosse mama noire qui fait le ménage en ouvrant sa grande gueule, ça fait un peu beaucoup niveau clichés usés, mais l’ensemble est suffisamment rythmé pour passer outre. Pas la sitcom de l’année (loin de là), Young and Hungry se laisse regarder si on n’est pas trop exigeant : divertissante en mâchonnant ses schokobons, avançant sans trop de surprises vers un dénouement convenu d’avance.

 

 

Faute de mieux, ce sera au moins l’occasion de découvrir Emily Osment (la sœur de Haley Joel, le mioche apeuré de Sixième Sens, qui est entretemps devenu un adulte très laid), sorte de mix entre Cameron Diaz, Malin Akerman et Katy Perry, mais en jeunette à forte poitrine, qui est charmante et énergique, à défaut d’être révolutionnaire de drôlerie. Pour le reste, pas sûr que tout cela soit assez addictif pour s’en souvenir lorsque sortira (hypothétiquement) la saison 2…

 

 

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