How To Get Away With Murder

htgawm viola davis

 

Une nouvelle fois, j’ai un peu de mal avec le début d’une série de Shonda Rhimes. Il y a maintenant deux semaines, le jeudi soir est donc devenu, comme annoncé, Shonday Night, sur ABC, alignant les deux hits existants de la scénariste star de Crossroads, Grey’s Anatomy et Scandal, et une nouveauté de cette rentrée 2014, How To Get Away With Murder. Ou littéralement, Comment s’en tirer quand on a commis un meurtre. Titre accrocheur mais qui pourrait poser des limites à la série.

Le pitch :
Annalise Keating possède toutes les qualités requises chez un professeur de droit pénal. Brillante, passionnée, créative et charismatique, elle symbolise également tout ce à quoi on ne s’attend pas : sexy, imprévisible et dangereuse. Que ce soit lors d’un procès ou dans une salle de classe, Annalise est impitoyable. Avocate de la défense, elle représente les criminels, des plus violents jusqu’à ceux suspectés de simple fraude. Son objectif est de faire presque tout ce qui lui est possible pour gagner leur liberté. De plus, chaque année, Annalise sélectionne un groupe d’élèves, qui se révèlent être les plus intelligents et les plus prometteurs, à venir travailler dans son cabinet. Car apprendre auprès d’Annalise est l’occasion d’une vie, celle qui peut tout changer pour ces étudiants, et cela pour toujours. C’est exactement ce qui se produit lorsqu’ils se retrouvent impliqués dans un assassinat qui fera vibrer toute l’université…

Bon, donc c’est une Olivia Pope avocate (aka la toujours excellente Viola Davis, une noire charismatique forcément en colère qui assène des grosses tirades convaincantes face à l’adversité, et avec qui tout le monde rêve de bosser parce que c’est la meilleure), qui s’adjuge les services de stagiaires correspondant aux stéréotypes les plus éculés des films d’horreur et séries pour adolescents : la première de la classe irritante, l’idéaliste qui devra faire des concessions à la réalité, l’outsider qui a failli ne pas être retenu, le connard prêt à toutes les compromissions pour y arriver…

htgawm alfred enoch

Et donc, j’ai les mêmes réserves qu’au début de Scandal, quant à la bonne tenue et au charisme de l’ensemble : Viola Davis en prédatrice sexuelle aux dents longues n’est ni Glenn Close ni Kerry Washington, on a encore du mal à percevoir si son personnage est moralement ambigu ou juste pro ; les quatre-cinq étudiants « stars » de la série manquent un peu de charisme au premier abord (ce qui, dans Scandal, me semblait aussi le cas de Darby Stanchfield, Katie Lowe ou Colombus Short), même s’il n’est pas exclu qu’on s’y attache ; la pirouette narrative, hyper classique, consistant à nous teaser, par flash-forwards épileptiques, une sombre affaire de meurtre auquel vont mener les treize premiers épisodes de la série avant la pause des vacances de Noël, est paresseuse (une bonne idée, sur le papier, qui permet aux scénaristes de remanier / achever le truc en deux-deux si la série est annulée d’ici le mois de décembre, mais surtout une idée qu’on a trop vu ces dernières années dans les dramas d’ABC)…

Bref, ce n’est pas forcément bien parti pour me passionner, et les premiers chiffres d’audiences (2 millions de téléspectateurs semés entre le pilote et l’épisode 2) ne sont pas là pour me rassurer. Reste que…

Reste que le produit est assez bien calibré, et que le pilote fixe au moins un enjeu, en-dehors, donc, de cette histoire de futur meurtre hyper cliché (Revenge, anyone ?) : découvrir, avec ces personnages, si leur admiration pour leur prof est si justifiée que ça, et s’ils ne vont pas se découvrir incompatibles avec ses méthodes de travail / son éthique / ses cadavres dans les placards…

 

 

Perso, j’ai assez confiance en Viola Davis pour ne pas s’être laissée embarquer dans un projet nullissime, et le précédent que j’ai avec Scandal me laisse espérer que je vais finir par accrocher avec HTGAWM (quel joli acronyme…) qui, comme son aînée, pourrait au bout de quelques épisodes se révéler ne pas être exactement la série qu’on pensait avoir débutée…

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