Marry Me, le cap des sept ans

marry me

 

Après le grand retour de la sitcom « familiale » en 2013, l’une des grosses tendances de la rentrée séries 2014, sur les networks américains, aura été la comédie romantique : outre Selfie et Manhattan Love Story sur ABC (la seconde ayant, déjà, été annulée), A to Z et Marry Me sont donc deux des nouveautés comiques « phares » de NBC. La première retiendra ma curiosité par la présence, en vedette, de la femme de Ted Mosby, quand la seconde, après le retour d’Eliza Coupe dans Benched, m’attirera nécessairement par le duo qui en est responsable, directement issu de feu Happy Endings. Marry Me a en effet été créée par David Caspe, co-créateur de la sitcom d’ABC qui me manque tant, quasiment exprès pour en donner le rôle principal à Casey Wilson, l’une des héroïnes de la défunte série, qui est entretemps devenue son épouse. Bon, tout cela sonne un peu népotisme, mais en vrai, il y a plein de duos ou couples d’acteurs et réalisateurs qui bossent quasiment systématiquement ensemble pour des raisons d’affinités personnelles ou de conviction, d’un côté comme de l’autre, d’aimer un génie envié ou incompris du reste du showbiz, hein.

 

 

 

Le pitch :
Ensemble depuis six ans, Annie et Jake ne vivent toujours pas ensemble. Elle attend désespérément qu’il la demande en mariage. Le jour où il se lance enfin, rien ne se passe comme prévu. Et si ces ratés successifs étaient le signe qu’ils ne sont pas faits pour être en couple ? Le cap des 7 ans s’annonce difficile, mais ils sont prêts à mettre toute la bonne volonté du monde pour le passer, en commençant par se fiancer…

 

marry me ken marino

 

 

Comme pour Happy Endings, les débuts seront donc difficiles, et partiront d’un pitch dont on se demande bien comment il va réussir à servir de point de départ à quoi que ce soit de réellement tenable sur une saison entière. Happy Endings s’ouvrait sur le mariage raté de Dave et Alex, cette dernière le larguant devant l’autel, et laissait entrevoir une série qui allait nous parler de la manière dont un groupe d’amis continue à vivre et à se côtoyer après un tel incident, lorsque les deux « mariés » y sont aussi intégrés l’un que l’autre. Un prélude intéressant mais pas forcément très puissant, pour pousser toute une dynamique de série. Et fort à propos, la série n’a, rapidement, plus vraiment tourné autour des tergiversations amoureuses de Dave et Alex (qui faisaient bien pâle figure en néo-Ross et Rachel) pour se concentrer sur les autres membres du groupe, ô combien névrosés et dysfonctionnels, mais tellement drôles à partir du moment où les scénaristes avaient bien cerné leurs personnalités et leurs places respectives dans la dynamique de groupe. Cela a mis du temps (j’ai passé la moitié de la première saison à confondre Jane et Alex), mais cela en valait le coup et, après une saison 1 inégale, Happy Endings a été un must de mon planning séries durant ses deux saisons suivantes.

 

 

marry me casey wilson

 

 

A priori, donc, Marry Me part sur ce genre de bases : un couple « phare » qui peine à se fiancer sans que cela ne vire au fiasco, et des seconds rôles d’amis / membres de la famille qui gravitent autour et qui, pour le moment, manquent un peu de matière. Et le tout, comme Happy Endings, se passe à Chicago. J’attends donc beaucoup des futurs développements des seconds rôles de Marry Me, après un pilote sympa mais quelque peu sujet aux baisses de rythme, pour permettre à la série d’aller un peu plus loin que son concept un peu faiblard de fiancés gentiment losers. Les deux copines d’Annie et le pote nounours ventru de Jake devraient donc, si David Caspe reste fidèle à sa recette, s’étoffer avec bonheur, tandis que les deux papas gays d’Annie, s’ils ne deviennent pas trop caricaturaux, assureront l’ambiance paisiblement inclusive si chère au créateur d’Happy Endings. Sans pour autant devenir une pâle copie d’Happy Endings. A suivre, donc.

 

 

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