Texas – Start A Family

 

 

 

Il y a quelque chose d’intrinsèquement ringard, chez Texas, vu de 2015. D’abord, le groupe est vieux, maintenant, et ses membres aussi (ils sortent ces jours-ci un best of intitulé Texas 25 – dont on voit mal l’utilité, tant l’essentiel de leurs tubes étaient déjà présents sur leur best of d’il y a quinze ans) (car il faut bien admettre que depuis, en plus d’une séparation entre 2008 et 2013, ils n’ont pas vraiment enchaîné les tubes depuis l’an 2000). Et puis il y a cette image faussement folk, faussement roots de la chanteuse écossaise en jean trop large qui zone dans des pubs miteux de Glasgow ; mais aussi ce son pop rock FM-friendly, aussi rebelle et subversif qu’un single de Gérald de Palmas… Texas, c’est les années 90, les années de la pop rockeuse et engagée, de l’imaginaire de « l’authentique » par opposition à celui de l’eurodance… C’est le fameux « son pop-rock » de RTL2 que ta tante écoutait sur l’autoradio pour changer un peu de Chérie FM, quoi.

 

texas say what you want

 

Tout comme les enfants terribles de l’époque (Oasis, The Cranberries, Morcheeba…), Texas a livré à la postérité quelques hits qui restent gentiment incrustés dans les playlists des radios gold, mais elles sont loin, désormais, les années de tournées des zéniths à guichets fermés, les albums passant des mois dans le top 10 et les singles matraqués par MTV et NRJ. Auteurs il y a un an d’un joli petit comeback avec The Conversation, qui a trouvé son public grâce au single éponyme envoyé en radios, notamment, les vétérans de Texas seront en concert aux Folies Bergères en mai pour soutenir leur nouveau best of.

 

 

Afin d’en débuter la promotion, ils lancent un nouveau single, Start A Family, avec un clip dans lequel les fans reconnaîtront Alan Rickman, alias Severus Snape (ou, pour les plus vieux, Hans Gruber), qui avait déjà fait une apparition aux côtés de Sharleen Spiteri il y a quinze ans, dans le clip de In Demand, single qui servait de support promotionnel au premier best of du groupe.

 

 

 

 

 

Une jolie manière de boucler la boucle et d’adresser un clin d’oeil aux fans, en attendant, peut-être, de revenir aux sonorités des succès plus rythmés et enthousiastes de leur « grande » période milieu/fin des 90’s (Summer Son, When We Are Together, Black Eyed Boys…).

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