The Weeknd – Earned It

Dans les prochaines semaines, Dakota Johnson va donc devenir une star. Enfin, peut-être. Le rôle d’Anastasia Steele sera celui de sa grande percée, mais on lui souhaite de s’en tirer mieux que sa grand-mère (Tippi Hedren, bien souvent réduite à son rôle dans Les Oiseaux) ou que sa mère (Melanie Griffith, bien souvent réduite à Working Girl) pour réussir à décoller cette étiquette et à imposer son nom dans la durée au box-office.

 

 

N’empêche que, pour ma part, j’ai très moyennement envie de voir Fifty Shades of Grey, que je n’ai pas lu et dont je n’ai pas trop compris le concept. Genre, euh, au-delà de l’érotisme épate-bourgeois, c’est quoi l’histoire ? Y’a un enjeu narratif ?

 

« Mais en fait ça parle de quoi Fifty Shades of Grey ?

– Bah d’une niaise qui se fait déniaiser par Christian Grey, qui est un beau gosse un peu SM alors qu’elle est toute pure et toute timide…

– Euh, ouais, ça c’est la partie cul, mais c’est quoi l’histoire ?

– Bah c’est ça, ils couchent ensemble.

– Mais euh, genre y’a pas un enjeu dramatique ? Un accident ? Un homicide involontaire ? Une peur de se faire choper par la police ?

– Nan nan, ils couchent juste ensemble.

– Wokay… »

 

 

Bon, et donc, depuis quelques semaines / mois, on nous tease la B.O. à base de trailers abscons et d’extraits en ligne : Beyoncé, Ellie Goulding, Sia (qui est décidément partout, overdose en vue), Jessie Ware, Skylar Grey… Tout ce que la pop fait de branché, de cryptique et de subtilement BCBG s’est donné rendez-vous sur cette B.O., a priori peu risquée en termes d’investissement marketing. Enfin, en même temps, on en sait rien, hein. Il y a deux ans on pensait que la B.O. de The Great Gatsby était la over-planque pour s’assurer un max de visibilité et des Grammy Awards à peu de frais, et à l’arrivée pschitt.

Bref, aujourd’hui c’est donc The Weeknd, qui peine encore à s’imposer dans un vrai hit mainstream bien à lui, qui nous dévoile le clip de Earned It, avec son clip « hot » où des danseuses de gabarit Crazy Horse portent une sorte de jockstrap par-dessus leur string et arborent du scotch sur leurs fesses, pendant que Dakota Johnson est saucissonnée au plafond. Musicalement, c’est du R’n’B lounge comme Beyoncé a tenté de le démocratiser en 2014. Soit. C’est joli, c’est sensuel, ça illustrera bien les séquences « essayage sexy » des Reines du shopping, mais bon, on peut pas non plus dire que ce soit franchement renversant.

Habituons-nous, toutefois, on va en bouffer d’ici la Saint Valentin…

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