Giorgio Moroder feat. Kylie Minogue – Right Here, Right Now

La promotion du futur album de Giorgio Moroder, 74 is the new 24, commence à s’intensifier. Si Britney, Charli XCX  et Sia ont fait partie des noms balancés à la presse pour que tout le monde s’impatiente, c’est finalement le duo avec Kylie Minogue qui a été dégainé en premier, avec clip à l’appui, pour servir de premier single promotionnel au comeback du producteur qui forgea la gloire de Donna Summer.

 

 

Moroder Minogue

 

Un choix logique, bien que pas particulièrement novateur, pour un producteur qui vise clairement les clubs et espère probablement tenter quelques DJs prestigieux qui se feront un plaisir de triturer le titre Right Here Right Now d’ici cet été. Pour Kylie Minogue, c’est l’opportunité d’asseoir un peu plus son statut de légende de la dance music et de rester un peu sous le feu des projecteurs en ce début 2015, après le relatif échec de son album Kiss Me Once (qui a, il faut bien l’avouer, échoué à accoucher d’un vrai hit) et avant la reprise de son Kiss Me Once Tour au printemps. La mélodie est accrocheuse, le clip en kaléidoscope est joli, les visuels sont gris et minéraux pour ne pas avoir l’air d’être trop de la bubble pop, la chanteuse est toujours à l’aise dans son inlassable numéro de pin-up souriante, les fans de Kylie et de Giorgio devraient être ravis… Mais on peine un peu à ressentir le grand frisson du tube imparable.  Un peu comme quand Kylie avait fait le duo Higher avec Taio Cruz ou In My Arms en solo en 2008 : on voit bien que ça va prendre en clubs, mais on voit bien, aussi, qu’on l’aura complètement oublié dans un an. Ce n’est pas encore pour cette fois que l’emballement passera en un instant des clubbers au grand public, à la manière d’un Get Lucky (dont Giorgio Moroder doit probablement rêver de pondre l’équivalent, deux ans plus tard) ou d’un Can’t Get You Out Of My Head.

 

 

Giorgio et Kylie n’ont pas révolutionné la mayonnaise disco en un seul duo, attente trop haute d’un public gay et/ou clubber blasé. Mais tant qu’ils essayent et que ce qu’ils proposent donne envie de s’élancer avec entrain sous une boule à facette avec des potes, on aurait tort de le leur reprocher, et encore plus de bouder son plaisir.

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