Grammy Awards 2015 : les cinq meilleures performances live

 

madonna grammy 2015

 

Outre le palmarès un peu sage (hormis la surprise Beck – Album of the Year au nez et à la barbe de Beyoncé – et le vrai-faux trolling de Kanye West qui s’en est suivi), la 57ème cérémonie des Grammy Awards a surtout été très calme, peinant à offrir des moments télévisuels marquants, drôles ou simplement atypiques. On n’en est pas non plus au niveau des souvent sinistres Victoires de la Musique (c’est sûr que mettre Beyoncé, Madonna et Gwen Stefani dans le mix, c’est toujours ça de gagné), mais on est loin des plus putassières et plus pop cérémonies des Billboard Music Awards ou des MTV VMA. On s’est un peu ennuyés, en somme, faute d’être vraiment scandalisés par quoi que ce soit (Iggy Azalea « logiquement » évincée des catégories hip-hop face à Eminem et Kendrick Lamar, notamment pour laver l’affront Macklemore de l’an dernier ; Sam Smith poliment intronisé « Adele de 2014 » ; Beyoncé pas repartie bredouille même si son album s’est incliné face à Pharrell dans la catégorie Urban, et face à Beck, donc, dans la catégorie reine…).

 

Restent quelques jolis moments live, qu’on sauvera en attendant le printemps :

 

 

 

Pharrell Williams, ou comment un titre lessivé et essoré jusqu’à la moelle gagne quand même un Grammy et se redéfinit, probablement pour la dernière fois, lors d’une prestation live allant du WTF (The Grand Budapest Hotel ??) à l’émotion sincère, du fun au génie, avec la collaboration de Lang Lang et de Hans Zimmer, qui apportent au titre une dimension triste et politique nouvelle. Pas mal, pour un titre dont on pensait avoir fait le tour.

 

 

 

 

Sia ne montre toujours pas son visage, mais se laisse incarner par Kristen Wiig (Wiig in a wig !), et si ces visuels, ces pas de danse et ces perruques ne renouvellent pas franchement l’univers barré de la chanteuse, ils prouvent qu’elle peut encore et toujours surprendre et intéresser les téléspectateurs.

 

 

 

 

ÉVIDEMMENT que Beyoncé a volé le droit de chanter « Take My Hand, Precious Lord » à l’actrice et chanteuse Ledisi, qui chante cette chanson dans le film Selma, dans lequel elle incarne Mahalia Jackson. Ledisi était bien présente aux Grammys, mais c’est à la tête de gondole du R’n’B mondial qu’on a préféré demander de chanter la chanson, sinon Internet n’en aurait rien eu à foutre. N’empêche que la performance est réussie, et que faute d’avoir vraiment tout gagné aux Grammy Awards 2015, Beyoncé aura au moins gagné ça, pierre supplémentaire à l’édifice de sa postérité déjà bien entamée.

Hozier est la petite sensation de ces dernières semaines dans les charts US, s’incrustant dans le Top 3 au détriment des locomotives de Taylor Swift ou de Maroon 5 avec sa très belle chanson. Sa « rencontre » avec Annie Lennox mêle deux univers parfaitement cohérents et fut l’un des temps forts de la soirée, malgré le passage un peu risible avec le « air harmonica ».

 

 

 

On dira ce qu’on veut, mais Madonna assure encore, en live, même quand le playback n’est pas tout à fait maîtrisé. Danse, mise en scène, énergie, final-clin d’oeil à Christine & The Queens : quand elle est motivée, la reine de la pop est encore capable de réveiller une salle avec un plaisir palpable et une fougue que bien des jeunettes peuvent encore lui envier, à bientôt 57 ans.

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