Adam Lambert – Ghost Town

 

 

Un peu disparu des radars depuis son petit rôle dans Glee (une apparition et une intrigue qui, comme beaucoup de choses survenues dans le flou des saisons 4 et 5 de la série défunte de Ryan Murphy, ont été balancées aux orties une fois entamées, et qu’on nous a gentiment priés d’oublier en saison 6), Adam Lambert a en fait été très occupé par la conception d’un nouvel album, mais aussi par sa fructueuse collaboration avec Queen. Une association à la fois logique pour ce flamboyant successeur de Freddie Mercury, mais aussi un peu old school sur les bords, ce qui l’a tenu un peu éloigné des actus djeunz et people pendant qu’il remplissait des stades peuplés de quadragénaires (la tournée reprendra d’ailleurs en Amérique du Sud en septembre). Mais le voici donc de retour en solo avec Ghost Town, qui n’est pas une reprise du récent single de Madonna mais bien une chanson rien qu’à lui. En attendant un troisième album solo, The Original High, prévu en juin (bizarrement, alors qu’il n’avait jusqu’à présent que deux albums au compteur, le chanteur a d’ailleurs trouvé le moyen de publier un best of il y a un an – en fait un moyen pour son ex-maison de disque, RCA, de clore l’exploitation de son contrat).

 

adam lambert ghost town

 

Bon, je ne me fais guère d’illusions sur les capacités de Ghost Town à crever le plafond des charts, pour un chanteur essentiellement suivi, en solo, par la sphère LGBT, et qui a toujours peiné à s’imposer hors pays anglo-saxons, où même ses deux plus « gros » tubes Whataya Want from Me et If I Had You, il y a déjà quelques années, ne lui ont jamais rapporté un numéro 1. Mais un changement de maison de disques peut parfois revitaliser une carrière (cf. Miley Cyrus) et créer des surprises, surtout chez un artiste encore relativement jeune (Adam Lambert, en dépit de son look d’étudiant queer insolent, a 33 ans). Et surtout, Ghost Town est un titre surprenant, dont le sifflement (qui fait quasiment office de refrain) te hantera dès la deuxième écoute. Commençant comme une gentillette ballade de 4 Non Blondes ou de Brandon Flowers, le lead single, produit par l’omniprésent Max Martin, part ensuite dans une direction électro-bizarroïde aussi rafraîchissante que surprenante. Certes, ça n’aura pas la même hype dans la prochaine semaine que le retour de Britney, mais ça mérite de créer la surprise dans les charts et dans les playlists d’ici l’été.

 

 

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