OMI, naissance d’un one hit wonder

 

 

Ça va finir par devenir LA recette du hit eurodance grand public : le titre sorti dans l’indifférence générale il y a trois ans, qui devient un tube entre les mains d’un DJ allemand. Ou à peu près. Ainsi, après Asaf Avidan remixé par DJ Wankelmut et Lilly Wood and the Prick remixé par Robin Schulz, voici OMI, alias Omar Samuel Pasley, remixé par Felix Jaehn, qui squatte le sommet des charts européens depuis des semaines. Dont la France, où il a été n°1 pendant 7 semaines, et bientôt les Etats-Unis, dit-on, où il est 27ème cette semaine, avec Cheerleader.

 

omi video

 

Et c’est vrai que le titre a tout pour plaire. Cette ambiance EDM un peu hype et populaire à la fois. Ce refrain catchy. Ces cuivres chaleureux. On a l’impression d’entendre un nouveau single de Nico & Vinz. Ou de Iyaz. Ou de Taio Cruz. Enfin, d’un gars ou d’un groupe condamné d’avance à être perçu comme un one hit wonder, et qui a tout intérêt à profiter de sa baraka tant qu’elle est là.

 

 

Mais voilà, on arrive début juin, et c’est un peu la panique dans les charts : on n’a pas de tube de l’été à se mettre sous la dent. Le duo Britney-Iggy ne décolle pas trop. Le comeback de Carly Rae Jepsen est une cata. Uptown Funk commence à dater un peu, et risque de faire comme Happy en 2014 : oui, on l’entendra cet été, mais on l’aura quand même déjà entendu tout l’hiver. Rihanna nous a abandonnés à nos espoirs de hits dancefloor. Les efforts de Madonna en promo pour les singles de Rebel Heart n’ont guère été récompensés. Taylor Swift règne tellement sur l’année que ça va être difficile de trouver son succès spécifiquement estival. Wiz Khalifa et la B.O. de Fast & Furious 7 (un film aux performances qui me donnent le vertige, tant j’avais, jusqu’il y a quelques mois, l’impression que c’était une vieille franchise fatiguée pour aficionados de films de bagnoles et de Vin Diesel – ce qui ne va pas vraiment chercher du milliard de dollars au box-office mondial) ne se prêtent pas trop aux danses chaloupées du bal du 14 juillet… Bref, on n’a toujours pas de tube de l’été et, même si le remix de Cheerleader a déjà fait le tour de l’Europe depuis le mois de mars (passant par la case n°1 en Belgique, France, Suisse, Allemagne, Pays-Bas, Suède, Angleterre…), sa « dansabilité », son parfum de one hit wonder hip-hop et ses allures de dancehall en font un candidat naturel, avec Fetty Wap, au sommet des charts estivaux. Reste Marina Kaye, la surprise française, pour bousculer tout ça. Mais dépassera-t-elle nos frontières ? Rendez-vous en septembre pour le bilan de cet été 2015, où quelqu’un devra bien avoir succédé à Player in C.

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