Elle Exxe – Lost in L.A.

 

 

 

Relative inconnue, Elle Exxe lancera le 23 juin son single Lost in L.A., à Londres, dans l’espoir probable que les médias commenceront à s’y intéresser. Pour l’heure, le clip, en ligne depuis quelques jours mais qui vient seulement de sortir du mode « privé », apparemment, ne cumule que quelques vues au compteur.

 

 

Un objet pourtant sympathique, fauché comme tout, avec son maquillage à la truelle, sa fête endiablée, ses ballons et son budget laque / brushing qui a dû représenter 50% du total. On dirait une petite cousine de Parker Posey ou d’Amy Winehouse. L’occasion, donc, de faire connaissance avec une jeune chanteuse qui débarque, et dont le look, la signature vocale et le charisme vont peu à peu évoluer sous nos yeux, pour peu qu’elle ait un peu de succès et échappe aux inévitables comparaisons qui auraient tôt de la classer dans la catégorie « sous-produits pop » : quand on y pense, les premiers clips de Lady Gaga ou de Madonna n’avaient pas grand-chose à voir avec l’univers qu’elles ont développé par la suite, mais c’est toujours intéressant de voir d’où on part.

 

 

 

Pour la musique, on est quelque part entre Bow Wow Wow et leur fameuse reprise du I Want Candy de The Strangeloves (que les gens de ma génération connaissent surtout pour l’avoir entendu sur la B.O. de Marie-Antoinette), et le son d’Icona Pop, pour un hymne post-cuite du samedi soir furieusement catchy : une sorte de pop un peu rageuse, ni complètement rock ni complètement dance, mais à l’enthousiasme réjouissant, à l’approche de l’été et de ses fameuses « ambiances musicales entre amis au bord de la piscine » (je sais pas qui fait ça, mais pour ma part j’ai rarement l’occasion d’approcher une piscine privée, encore moins en mode « party » avec de la musique – avec le temps, je finis par me dire que tout ça ressemble à un fantasme de série US type « épisode du spring break », adaptée à la sauce Club Med, mais qu’en vrai on se passe surtout nos « playlists d’été » dans le métro, comme tout le monde). A surveiller dans les prochains mois, donc,  pour savoir si le double X de son nom n’est qu’une coïncidence ou le signe que, comme Charli XCX (qui a co-écrit le premier hit d’Icona Pop), doubler l’avant-dernière consonne de l’alphabet dans son nom de scène est un petit porte-bonheur.

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