Madonna feat. Nicki Minaj – Bitch I’m Madonna

 


 

 

« We Go Hard Or We Go Home », annonçait Madonna ce mercredi sur Twitter, en dévoilant que son nouveau clip, teasé depuis des jours mais qu’on n’attendait pas avant quelques semaines (après tout, quand on annonce Beyoncé, Miley Cyrus, Rita Ora, Nicki Minaj et Katy Perry – et même Chris Rock, Diplo et l’omniprésent Kanye West – au casting d’un clip, on peut bien faire poireauter les fans quelques semaines de plus sans risque : un gros truc à la fois), était dispo sur Tidal. Une nouvelle manière d’adouber les prétendantes à son trône de reine de la pop (une « ambiance » qu’il n’y avait pas dans le clip de Bad Blood de Taylor Swift, au casting similairement énorme) (et d’ailleurs… ça veut dire que Britney est finie ?!?) tout en faisant la VRP pour la plateforme de streaming des artistes millionnaires et en allant, une fois de plus, à l’encontre du jeunisme ambiant en préemptant à peu près tout ce que le web social a à offrir d’outils promotionnels. Dommage qu’on sente confusément qu’hors Instagram et Twitter, elle n’y maîtrise pas grand-chose, s’y met pour se « justifier » de n’être pas une relique, et serait certainement bien incapable de le faire par elle-même.

 

madonna b i'm madonna

 

Ainsi, outre le fait que Tidal est devenu ringard environ une semaine après son lancement, on ne peut que s’étonner que Madonna, dont le plan de com’ autour de Rebel Heart n’a pas vraiment produit les résultats escomptés (= la reconnecter avec un public jeune, lui faire retrouver le sommet des charts singles et albums…), s’acharne encore à multiplier les plateformes social media de teasing et de reveal pour ses singles, surtout que Bitch I’m Madonna, avec son casting de malade, 1/ se suffisait à lui-même, et 2/ est probablement la dernière chance crédible d’un single de Rebel Heart de se frayer un chemin vers le top 10.

 

madonna kiss

 

 

 

Mais Madonna est corporate et croit suffisamment en Tidal pour y déposer une exclu (ou bien elle ne peut plus, contractuellement, se rétracter de cette – probable – promesse faite avant le lancement du service de streaming). Dans la mesure où c’est un peu son single de la dernière chance pour 2015, et où elle aurait laissé entendre qu’il s’agit de l’une de ses chansons préférées de tout son répertoire (rien que ça), c’est d’un bel optimisme. Pour ma part, ça ne m’a pas incité à m’inscrire sur la plateforme « haute définition » de Jay-Z et ses potes, et j’ai attendu la disponibilité du clip sur YouTube pour m’y plonger. Encore un échec du marketing de la culpabilisation musicale.

madonna nicki minaj

Et le clip ? Bah, justement, c’est là où le bât blesse : après nous avoir excité pendant quelques jours, le teasing débouche sur… rien de bien fou, finalement, comparé aux standards de Madonna et de Jonas Åkerlund, surtout juste après une vidéo (et un single) de bonne qualité comme Ghost Town. Un clip de chanteuse pop assez basique dans la plupart de ses aspects : dans un décor outrageusement criard, Madonna fait la fête, Madonna est jeune dans sa tête, Madonna est cool, Madonna s’auto-référence, Madonna agit comme une étudiante de première année en soirée BDE, Madonna est dingue, Madonna a encore de l’influence sur le gratin de la pop mondiale (si l’on occulte le fait que ses « invitées » n’ont probablement même pas mis un pied sur le plateau de tournage avec elle, et qu’on se concentre sur l’idée que c’est déjà énorme qu’elles aient accepté de servir de faire-valoir pour le teasing et la promo du clip). Comme en vrai, quoi.

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