Mariah Carey – Infinity

 

 

10 ans après The Emancipation of Mimi, Mariah Carey est à nouveau aux fraises dans les charts internationaux, ne parvenant plus à réitérer son insolent succès des années 90, notamment aux États-Unis, son marché-phare. Alors que Me, I am Mariah… The Elusive Chanteuse, son album au titre-gag, a été l’un des fours de 2014, la diva tente de se relancer cette année en récupérant le spot de Céline Dion au Caesar’s Palace de Las Vegas. Pas aussi cramée qu’à l’époque de sa dépression post-Glitter, Mariah a bien marketé ce « comeback », en l’accompagnant d’un nouveau best of (sa sixième compilation de titres depuis 1998 – alors qu’elle a dû avoir cinq tubes à peu près mémorables depuis cette époque à ajouter à sa collec’).

 

mc-1s

 

Sur la couv’ de ce best of, sobrement intitulé #1 To Infinity, et probablement essentiellement destiné à être vendu par la boutique souvenirs du Caesar’s Palace, elle tente de nous faire croire qu’elle a encore le même physique qu’en 1998, mais risque surtout de récolter un nouveau Photoshop Disaster Award.

 

mariah-carey-1-to-infinity

 

Chérie, on te voit dans tes clips et à la télé, on sait que tu ne ressembles plus à ça !

 

Le single Infinity, qui fera office de furoncle d’inédit sur la tracklist immaculée de 18 singles numéro 1 du Billboard Hot 100, se voit cette semaine affublé d’un clip over the top un peu grotesque mais finalement bien dans la veine de ce que Meuwahia fait depuis une quinzaine d’année : sous couvert d’humour, elle y fait montre de son sex appeal et de la convoitise qu’elle suscite chez les hommes, tout en se baladant en robes lamées et en s’extasiant devant un une sorte de chihuahua trop mignon en tutu ; le tout entrecoupé de séquences live de sa résidence à Vegas, entamée il y a un mois. Girly et débile avec sourire plastifié, l’univers visuel de Mariah Carey est en pleine fossilisation. Le plus triste ne tenant pas au clip mais bien à la chanson, globalement insignifiante, et surtout ponctuée, dans ses trente dernières secondes, d’une tentative malheureuse de reproduction de son célébrissime cri-sifflet, qu’elle ne parvient manifestement plus à proposer.  Dommage, mais cette résidence à Vegas et ce best of peuvent lui faire du bien et, à la manière d’un bilan des vingt-cinq dernières années (dont les dix premières firent d’elle la plus grande vendeuse d’albums du XXème siècle), la pousser à tourner la page « diva technicienne » pour passer à autre chose. Et qui sait, peut-être à de nouvelles directions musicales, comme elle avait si bien su le faire après son premier divorce dans les 90’s.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*