Younger

 

younger sutton foster

TV Land, chaîne câblée américaine un peu mémérisante, doit maintenant trouver sa nouvelle série-phare, après avoir vu Hot In Cleveland, sa toute première série « propriétaire » (qu’elle ne diffuse pas en syndication) s’achever début juin. Le tout, si possible, en essayant de rajeunir un peu son public, ses tentatives précédentes dans le registre sitcom (Kirstie, Happily Divorced…) fleurant bon les 90’s, avec Kirstie Alley et Fran Drescher au générique (des séries qui ont, par ailleurs, bien vite été annulées). La chaîne s’est donc attaché les services de Darren Star (dont les principaux faits d’armes commencent un peu à dater), ainsi que des sages Sutton Foster et Hillary Duff, pour sa nouvelle série Younger, diffusée au printemps dernier et promise à une saison 2 en 2016.

 

 

Younger se base sur le roman du même nom écrit par Pamela Redmond Satran : on y trouve Liza, une mère au foyer d’une quarantaine d’années qui, après s’être séparé de son mari, décide de reprendre le travail. Elle va vite se retrouver confrontée à un obstacle de taille : son âge. Ayant quitté le monde professionnel quinze ans auparavant pour se consacrer à l’éducation de sa fille, elle fait face à un système qui ne veut pas d’elle. Pour réussir à décrocher un emploi, Liza ment et fait croire qu’elle a juste 26 ans, ce qui va évidemment ne pas être aussi simple que de changer de garde-robe et de brushing (et malgré son joli minois qui, certes un peu jeune, ne permettrait pas, dans la vraie vie, à Sutton Foster de faire croire qu’elle a 26 ans) (30-32, à la limite).

 

younger debi mazar sutton foster

 

 

Pour être plus précis, rebondissant sur un quiproquo lors duquel un jeune homme de 25 ans, Josh, la drague en la prenant manifestement pour une jeune femme de son âge, elle tente de jouer cette carte pour obtenir un job d’assistante, préférant rebâtir une carrière depuis le plus petit échelon que de ne jamais rebosser.

 

younger hillary duff

 

Le souci vient du fait que, même dans les décalages entre le jargon « djeunz » et la quadra un peu larguée qui essaye de se mettre dans le coup, les gags ne prennent pas très souvent (les références pop culture ne sont pas hyper pointues). Le matériau comique le plus évident (l’héroïne obligée de recalibrer sa vie de mémère avec fille post-ado pour être crédible en tant que jeune, et ne se faire griller ni par sa sphère professionnelle ni par sa fille) est assez mal exploité, et le sous-texte sur la place des femmes dans l’entreprise et la perception des compétences est presque entièrement laissé de côté. L’intérêt principal de Younger résidera probablement dans sa dimension romantique, la différence d’âge étant un véritable sujet de tensions, voire d’opprobre sociale, dans ce sens-là.

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