Spy

 

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J’avoue que j’y allais un peu à reculons, voire avec un couteau entre les dents, après la semi-déception The Heat / Les Flingueuses en 2013. Si Paul Feig avait réussi une véritable comédie « de filles » en 2011 avec Bridesmaids, sa tentative d’association policière entre Melissa McCarthy, révélation de son film précédent, et Sandra Bullock, valeur sûre hollywoodienne déjà passée par une lucrative franchise comico-policière (Miss Congeniality), a un peu viré au sous-produit rassis. J’appréhendais donc de retrouver, encore, Melissa McCarthy dans un rôle-vedette / alibi à gags grossophobes sur fond de scénar’ paresseux, surtout avec une affiche aussi pourrie. Et bien je me suis trompé, j’ai franchement ri devant Spy.

 

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Le pitch, selon Allociné :

Susan Cooper est une modeste et discrète analyste au siège de la CIA. Héroïne méconnue, elle assiste à distance l’un des meilleurs espions de l’agence, Bradley Fine, dans ses missions les plus périlleuses. Lorsque Fine disparaît et que la couverture d’un autre agent est compromise, Susan se porte volontaire pour infiltrer le redoutable univers des marchands d’armes et tenter d’éviter une attaque nucléaire…

 

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Le côté « parodie de James Bond » est hyper assumé, avec notamment un générique fièrement bondien, et un Jude Law totalement à l’aise dans la peau d’un espion à l’ancienne, bien trop cool pour être crédible et évidemment vaguement misogyne. Ce sont d’ailleurs les seconds rôles qui rythment le film, en bon équilibre avec McCarthy : mentions spéciales à Rose Byrne, surprenante de maîtrise dans un rôle d’une bitcherie supérieure à celui de Helen Harris dans Bridesmaids, à Jason Statham dans un contre-emploi comique lourdingue mais bien mené, ou encore à Miranda Hart, en collègue gaffeuse. Bien rythmé et ne cherchant pas la cohérence à tout prix, Spy vaut pour l’efficacité de ses scènes d’actions (notamment dans tout le segment de film se déroulant à Budapest, vraiment hilarant), pour ses gags potaches plus ou moins débiles mais toujours bien amenés, et pour sa caractérisation réussie de Susan Cooper,  qu’on imaginerait bien à la tête d’une franchise comique si les résultats au box-office mondial satisfont 20th Century Fox.

 

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