Hailee Steinfeld – Love Myself

 

 

L’un des signes les plus déprimants de la vieillerie qui s’empare de toi, c’est quand tu vois que des gens nés dans les 90’s sont célèbres. Sportifs de haut niveau, acteurs, chanteurs… Autant d’accomplissements par des gens qui n’étaient pourtant pas nés quand tu écoutais Alliance Ethnik. Le bad. Hailee Steinfeld, bien qu’elle puisse être qualifiée d’enfant star (elle fut, notamment, nommée à l’oscar de la meilleure actrice dans un second rôle en 2011 pour True Grit, des frères Coen, à l’âge de 14 ans, et fut l’une des héroïnes du catastrophique film de SF ado Ender’s Game en 2013), entre dans cette catégorie, née en 1996 et cumulant déjà quelques années de carrière de plutôt bonne tenue au compteur.

 

Hailee-Steinfeld-Love-Myself-2015

 

Remarquée cette année dans la suite, plutôt réussie, de Pitch Perfect (qui a échappé, pour son deuxième volet, à la réitération de son titre français tout pourri The Hit Girls), elle profite de cette incursion musicale pour tenter l’aventure de la carrière de chanteuse, ayant signé chez Republic Records (Universal) en mai dernier. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’y va pas avec le dos de la cuillère, en mélangeant une image proprette de popstar copine de Taylor Swift qui chanterait un joli hymne sur l’acceptation de soi (genre Meghan Trainor) et, à dix-huit ans je rappelle, des lyrics évoquant clairement la masturbation féminine, façon Britney Spears à l’époque de Touch of my hand :

 

When I get chills at night
I feel it deep inside without you, yeah
Know how to satisfy
Keeping that tempo right without you, yeah

Pictures in my mind on replay
I’m gonna touch the pain away
I know how to scream my own name
Scream my name

(I love me)
Gonna love myself, no, I don’t need anybody else
(Hey)
Gonna love myself, no, I don’t need anybody else
(I love me)
Can’t help myself, no, I don’t need anybody else
Anytime, day or night
(I love me)
Gonna love myself, no, I don’t need anybody else
(Hey)
Gonna love myself, no, I don’t need anybody else
(I love me)
Can’t help myself, no, I don’t need anybody else
Anytime that I like
(I love me)

I’ll take it nice and slow
Feeling good on my phone without you, yeah
Got me speaking in tongues
The beautiful, it comes without you, yeah

I’m gonna put my body first
And love me so hard ’til it hurts
I know how to scream out the words
Scream the words

(I love me)
Gonna love myself, no, I don’t need anybody else
(Hey)
Gonna love myself, no, I don’t need anybody else
(I love me)
Can’t help myself, no, I don’t need anybody else
Anytime, day or night
(I love me)
Gonna love myself, no, I don’t need anybody else
(Hey)
Gonna love myself, no, I don’t need anybody else
(I love me)
Can’t help myself, no, I don’t need anybody else
Anytime that I like
(I love me)

Ah, la la la, la la la la la
Ah, la la la, la la la la la
Ah, la la la, la la la la la
Anytime that I like
(I love)

I know how to scream my own name
Scream my name

 

 

On se demande bien comment le public US va accueillir ce genre d’initiative, chez une jeune starlette pas encore assez célèbre ni estampillée « chasteté de l’écurie Disney » pour susciter un tsunami de scandale (au contraire de ses collègues Selena Gomez et autres Demi Lovato, qu’on renvoie sans cesse à cela dès qu’elles montrent un bout de soutif), mais cela pourrait être intéressant. D’autant que la chanson, produite par Mattman & Robin, qui ont écrit et composé des titres (dont malheureusement aucun, jusqu’à présent, n’avait été un single) pour Taylor Swift (dont on sent clairement la trace derrière le début de carrière de sa jeune copine Hailee, aperçue dans le clip de Bad Blood), Tove Lo, Take That, Adam Lambert ou Carly Rae Jepsen, est plutôt bonne. Ce début de pédigrée suffira-t-il à pousser Hailee Steinfeld sur le devant de la scène pop ? Après tout, 2015 se cherche encore sa révélation pop.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*