Mission Impossible : Rogue Nation

 

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Lancée au cinéma en 1996 avec un premier film paranoïaque de Brian De Palma, l’adaptation de la série télévisée Mission : Impossible s’est depuis longtemps affranchie de son modèle, évacuant son célèbre héros à cheveux blancs, Jim Phelps, dès le premier volet, au profit d’un héros plus jeune et plus athlétique, à même de porter la saga sur plusieurs films : Ethan Hunt. Mais surtout, du coup, Tom Cruise, l’un des archétypes du héros viril de blockbuster hollywoodien, issu des 80’s aux côtés de Bruce Willis, Arnold Schwarzenegger et Mel Gibson. La saga est devenue, en vingt ans, l’un des principaux véhicules de sa lucrative carrière, entrecoupée de collaborations prestigieuses et de blockbusters plus ponctuels. C’est donc en toute logique que ce cinquième volet, Rogue Nation, démarre très bien au box office.

 

Le pitch, selon Allociné :

L’équipe IMF (Impossible Mission Force) est dissoute et Ethan Hunt se retrouve désormais isolé, alors que le groupe doit affronter un réseau d’agents spéciaux particulièrement entraînés, le Syndicat. Cette organisation sans scrupules est déterminée à mettre en place un nouvel ordre mondial à travers des attaques terroristes de plus en plus violentes. Ethan regroupe alors son équipe et fait alliance avec Ilsa Faust, agent britannique révoquée, dont les liens avec le Syndicat restent mystérieux. Ils vont s’attaquer à la plus impossible des missions : éliminer le Syndicat.

 

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Si le premier volet dynamitait la série d’origine quand le second, plus ouvertement blockbuster, offrait une tribune au stylisme de John Woo, depuis Mission Impossible 3, la saga s’impose un semblant de continuité, notamment avec des seconds rôles plus présents (Simon Pegg, Jeremy Renner, Ving Rhames, présent depuis le premier volet). Mais alors qu’Ethan Hunt était marié avec Julia (Michelle Monaghan) depuis deux films, il ne sera jamais fait mention de son mariage dans ce cinquième volet, durant lequel il disparaît pourtant pendant plusieurs mois et est recherché par la CIA (difficile, alors, d’imaginer comment sa femme ne fait l’objet d’aucune pression ou interrogation). La vraisemblance et la logique ne sont pas les points forts de Rogue Nation, dont la promo s’efforce pourtant de nous démontrer que ses cascades sont possibles puisque réalisées par Tom Cruise sans doublure. Mais la possibilité technique ne fait pas la vraisemblance scénaristique. Christopher McQuirrie, le réalisateur, qui a déjà bossé avec Cruise sur Valkyrie, Jack Reacher et Edge of Tomorrow, fait surtout du bon boulot pour chorégraphier des scènes d’actions qui valorisent, parfois à la limite du risible, sa star scientologue (qui aurait notamment retenu sa respiration pendant plus de cinq minutes pour la scène se déroulant sous l’eau…).

 

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Mission Impossible : Rogue Nation n’en demeure pas moins un bon divertissement, rythmé et un peu plus humoristique que les volets précédents (notamment avec la présence plus forte de Simon Pegg dans l’intrigue), et qui révèle, face à un Tom Cruise de 53 ans plus bodybuildé et en forme que jamais, une troublante Rebecca Ferguson, qui n’est jamais loin de lui voler la vedette par son ambivalence et son charisme naturel. Pas réduite à jouer le love interest de Tom Cruise, elle sème le doute en permanence mais suscite une empathie immédiate et durable. Alors certes, être la jeune vedette féminine d’un Mission Impossible n’a pas vraiment permis à Thandie Newton de crever l’écran par la suite, mais même si cela doit être le seul grand rôle de l’actrice au ciné, cela vaut le coup de la découvrir.

 

 

 

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