La Pop-Pouffe de septembre

 

 

 

Attention, c’est un comeback ! Enfin, un faux comeback. Car si, de notre côté de l’Atlantique, on n’a plus vraiment entendu parler de JoJo depuis son premier et, à ce jour, unique hit mondial Leave (Get Out) en 2004, la demoiselle n’a jamais vraiment arrêté de chanter et faire des trucs aux États-Unis, allant de quelques apparitions cinématographiques et télévisuelles anecdotiques à des EPs et mixtapes qui n’ont jamais vraiment eu l’impact de son premier tube. Il faut dire que lorsque son single est sorti, début 2004, JoJo (Joanna Levesque de son vrai nom) n’a que treize ans, et sans s’inscrire dans la lignée des lolitas et autres phénomènes pédopop qui pullulent à cette époque, elle en porte un peu les stigmates. Aux yeux du grand public, elle sera au mieux perçue comme une sous-Avril Lavigne, au pire comme une one hit wonder de base qu’il vaudra mieux oublier dès que son tube quittera les ondes. Chanter à des événements du parti républicain en vue de la réélection de George Bush Jr. n’a pas dû trop aider non plus.

 

jojo iii ep when love hurts video

 

Mais depuis cinq ans, elle enchaîne les mixtapes avec une régularité de grosse bosseuse, et retravaille cette ancienne image un peu encombrante pour revenir dans la tendance des chanteuses un peu cools, lookées mais faussement désabusées, qui réussissent à débaucher les plus gros songwriters de la planète. En l’occurrence, cette fois-ci, ce sont Benny Bianco (responsable des derniers tubes de Maroon 5, Selena Gomez ou Rixton) et Jason Evigan (qui a récemment écrit pour Madonna, Nick Jonas et Demi Lovato) qui se sont attelés à la tâche de lui construire un hit clé en main, avec When Love Hurts, lead single de son EP III. Une ballade mélancolique qui n’est pas sans rappeler l’ambiance R’n’B dance des nouvelles princesses scandinaves de la pop, et qui pourrait sans mal se faire une place dans les playlists des radios du monde entier, si ces dernières n’ont pas complètement oublié la petite nénette de quatorze ans du Massachusetts et si, pourquoi pas, elles ont envie de provoquer une jolie histoire de comeback comme elles savent parfois le faire.

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