La Pop-Pouffe de décembre

 


 

 

Musicalement, Hands to myself, le nouveau single de Selena Gomez n’a pas grand intérêt : un couplet répétitif et un refrain sans grande envolée, sur une chanson pop FM qui ne devrait pas trop marquer les esprits. Que faire d’autre, dès lors, pour muscler un peu tout ça niveau promo, que proposer un clip estampillé « sulfureux » ? Bah on sait pas trop, mais même ça, ça commence à faire light, comme argument de vente. Je veux dire, Selena Gomez a 23 ans, maintenant, l’aspect pédo-pop et le sex-appeal « barely legal » commencent à ne plus se justifier. Par ailleurs, entre le clip sous la douche de Good for you et la couv’ de son album Revival, on a déjà pas mal vu le potentiel érotique de l’ex-sorcière de Waverly Place, sa peau, son déhanché, son corps de femme, tout ça tout ça. Selena Gomez s’émancipe de son image d’enfant-star de l’écurie Disney, elle veut qu’on la prenne au sérieux, on a compris.

 

 

 

Sauf que quand on passe après les subversions de Gaga, Miley, Demi et autres X-Tina, ce « dévergondage » contrôlé, tout en placement de produit lingerie Victoria’s Secret et avec Alek Keshishian (In Bed With Madonna) à la réal’, tient plus de la transition over-maîtrisée à la Taylor Swift qu’au vrai pétage de plomb visuel et artistique qui prend le risque de dérouter les fans de la première heure pour mieux atteindre une maturité et un « pic » commercial : on sent davantage le calcul et le contrôle que la jeune star a de son image, qu’un véritable lâcher-prise, dans ce vanity project qui relève plus du spot publicitaire que de la potacherie NSFW. Mais peu importe : le clip est au final assez joli, inoffensif, et devrait émoustiller quelques ados sur les chaînes musicales. Vite fait. Parce que, pour ce qui est de marquer les esprits…

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